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    La généalogie Jacquemard
    des descendants d'Alice et Edouard

    1889-1989, un siècle de vie familiale en photos autour de
    Alice Jacquemard et Edouard Lemot, de Saint Martin de Bossenay,
    cousins germains et petits-enfants de
    Prosper Jacquemard et Noémie Joffron
    ,
    leurs ascendants, leurs descendants, les frères d'Edouard

     
    Alice Jacquemard (1887-1930), épouse de Lucien Bourgeois (1880-1955)
    et Edouard Lemot (1884-1969), époux de Berthe Renvoyé (1894-1953)

    Sommaire
    1. L'arbre de cousinage et des premiers descendants
    2. La photo réunissant Alice et Edouard
    3. Les ascendances Jacquemard et Joffron
    4. Saint Martin de Bossenay, lieu de vie des Joffron et Jacquemard
    5. Les familles Jacquemard et Lemot à Saint Martin de Bossenay, recensements
    6. Prosper Jacquemard et Noémie Joffron, leurs frères et soeurs, neveux et nièces
    7. Prosper et Noémie élèvent enfants, Amédée et Prospérine, puis petits-enfants, Paul et Alice
    8. Amédée Jacquemard, sa femme Noémie Durut partie, sa fille Alice placée chez les grands-parents
    9. Prosperine Jacquemard, son mari Arthur Lemot, son fils Paul séparé, son pensionnaire Jacques
    10. Paul Lemot sénior, frère d'Edouard, élevé avec Alice par ses grands-parents
    11. Le traumatisme familial de la mort de Paul sénior à la guerre de 1914-18
    12. Qui est le père biologique de Paul Lemot junior ?
    13. Edouard Lemot et Berthe Renvoyé, leurs jeunes enfants Paul junior, Rose et Marguerite
    14. Edouard Lemot et Berthe Renvoyé, leurs enfants âgés Paul junior, Rose et Marguerite
    15. Alice Jacquemard et Lucien Bourgeois, leur fils Paul Bourgeois
    16. Georges Lemot et Léonie Dorr, mariés tardivement
    17. Eugène Lemot et son infirmière Georgette Piron, leur tortue Caroline et autres amis



  1. L'arbre de cousinage et des premiers descendants




  2. La photo réunissant Alice et Edouard


    Le mariage de Georges Lemot et Léonie Dorr
    Le 26 octobre 1927, à Saint Martin de Bossenay. Debout derrière : Léopold Ployé (cousin Jacquemard issu de germain d'Alice et Edouard), son épouse Eugénie Gastinel, X, Edouard (43 ans) et Berthe (33 ans), leur fils Paul Lemot (15 ans). Debout devant : Alice (40 ans) et Lucien (47 ans), x, les mariés (40 et 33 ans), Eugène (33 ans) et Georgette (43 ans), X. Assis : X, Paul Bourgeois (5 ans), fils d'Alice, Rose Lemot (7 ans), fille d'Edouard, Prospérine (69 ans), mère d'Alice et Edouard, X, X, X. (les X sont probablement de la famille de la mariée). Des cinq petits-enfants de Prosper et Noémie, il ne manque que Paul sénior, décédé à la guerre de1914-1918. Leur fille Prospérine est là, leur fils Amédée est absent (pour une raison inconnue, il décède après 1930).



  3. Les ascendances Jacquemard et Joffron

    (en cliquant là où ça apparaît possible, on obtient les renseignements sur les ascendants et on peut ensuite redescendre sur les cousins)

    Ascendance Jacquemard :


    Ascendance Joffron :


    Les Joffron descendent de Charlemagne et des pharaons (les Jacquemard aussi, probablement, mais on ne sait pas comment). Les liens sont multiples, voici ci-contre, parmi d'autres, une ascendance pour aller à Charlemagne, et, parmi d'autres, une ascendance pour aller au roi de Babylone Sargon II, qui vivait il y a 2700 ans. Comme expliqué ici, on peut remonter bien plus loin, au delà de Ramsès II.

    La grand-mère maternelle de Noémie Joffron s'appellait Marie Anne Angélique Hennequin. C'est par la difficile découverte des parents de l'un de ses ascendants Françoys Hennequin (décédé en 1648 à Troyes) qu'il a été possible dans un premier temps d'accéder au monde des bourgeois de Troyes (encadrés ci-dessous) puis de remonter si loin.

    Pour trouver les origines géographiques des ascendants d'Alice et Edouard aux alentours de 1600, on se reportera aux lignes notées "Jacquemard" sur cette page des origines. Pour trouver les ascendants et cousins remarquables d'Alice et Edouard, on se reportera aux lignes notées en vert "Jacquemard" sur cette page des cousinages. Ce sont à la fois les ascendances de Prosper Jacquemard et Noémie Joffron.
     

    Un riche marchand
    Jean Festuot, ascendant de Noémie, marchand drapier, bourgeois de Troyes, né vers 1440, décédé après 1500,représenté sur un double vitrail de la cathédrale de Troyes avec ses deux fils et, derrière eux, sa femmes Denise Chapelain et ses trois filles, sous le patronage de saint Jean et saint Denis. Légende : "Jehan Festuot l'ainé marchand et bourgeois de Troyes". est
    1429, rencontre avec le roi de France Charles VII et Jeanne d'Arc
    Huet Lesguisé le Jeune était un bourgeois de Troyes ancêtre de Noémie, fils du Grand Huet et frère de Jehan Lesguisé alors évêque de Troyes. Jeanne d'Arc avait délivré Orléans et accompagnait le roi de France Charles VII se faire couronner à Reims, en traversant des terres ennemies tenues par les Bourguignons. Troyes était la première ville à conquérir. Le roi et la pucelle entreprirent d'en faire le siège tout en parlementant avec l'évêque et les bourgeois de la ville, dont Huet le Jeune et ses beaux­frères. Ces négociations furent fructueuses puisque le 10 juillet 1429, les troupes royales franchirent sous les vivas les portes ouvertes par les Troyens. Les bourgeois de Châlons en Champagne et ceux de Reims suivirent leur exemple. En remerciement des services rendus, par lettres de mars 1430, enregistrées le 26 juin 1431, Charles VII anoblit l'évêque avec ses frères et soeurs et toute leur postérité masculine et féminine. C'est ainsi que Noémie Joffron est anoblie et tous ses descendants, ce qui ne donna lieu à aucune suite, si ce n'est ce curieux honneur généalogique... L'illustration ci­-contre, titrée "Comment ceux de Troyes se redduisirent au Roy" est une enluminure de l'ouvrage ">Vigiles de Charles VII" de Martial d'Auvergne (1484) (page entière, lien). Dans les quatre bourgeois présentant les clés de la ville au roi et à Jeanne figure probablement Huet Lesguisé le Jeune. Compléments sur ce site.
    Un des premiers papetiers
    Guyot Le Bé
    s, autre ascendant de Noémie est en 1405 un des premiers papetiers de France, dits "paupeleurs", 50 ans avant l'invention de l'imprimerie par Gutemberg. La famille Le Bé, dont le blason de trois compas couronnés marque l'alliance avec la famille Le Compasseur, eut, sur Troyes, une riche destinée de fabriquants et marchands de papier, distribué dans toute l'Europe.
    Un héritage féminin traversant les siècles
    Catherine de la Marche (mariée avec Jehan d'Ypres, marchand drapier à Troyes), décédée en 1361, et sa fille Jehanne d'Ypres (lien) (mariée avec Jehan de la Garmoise), décédée en 1377, toutes deux ascendantes de Noémie sont représentées sur une pierre tombale de la cathédrale de Troyes. Elles bénéficiaient du privilège héréditaire par les femmes d'être "hoir Musnier", du nom de leur ascendante Anne Musnier (hoir signifie héritier). Celle­ci, vers 1175, avait déjoué un complot visant à assassiner, à Provins, le comte de Champagne Henri de Libéral. Les époux de ses descendantes ont bénéficié de privilèges (exemption de taxes) durant cinq siècles. Voir la page voisine.



  4. Saint Martin de Bossenay, lieu de vie des Joffron et Jacquemard

    Les premiers à arriver à Saint Martin de Bossenay furent les Dauphin vers 1785, en provenance de Ferreux (à 5 km). A son mariage avec Marie Thérèse Dauphin en 1832, Martin François Joffron, né à Avon la Pèze (à 6 km), s'y installa. Prosper André Jacquemard, né à Vertilly (à 22 km, maintenant Perceneige), à son mariage en 1855 avec Noémie Joffron, s'y installa aussi. Leur fille Prospérine épousa Arthur Lemot, né à Soligny les Etangs (à 13 km), leur fils Amédée épousa Noémie Durut, née à Rigny la Nonneuse (à 3 km). Leur petite-fille Alice Jacquemard épousa Lucien Bourgeois, natif de Saint Lupien (à 9 km), où ils partirent vivre et où est né leur fils Paul Bourgeois. Leur petit-fils Edouard Lemot épousa Berthe Renvoyé, d'une famille depuis longtemps sur Martin de Bossenay. Leur trois premiers fils Paul, Edouard et Georges sont nés à La Fosse Corduan (à 2 km), le quatrième, Eugène, à Saint Martin de Bossenay. Quelques descendants d'Edouard y vivent encore.

    La page Wikipédia de Saint Martin de Bossenay indique un maximum de 400 habitants dans la commune en 1900, pour environ 200 en 1800, 360 en 2018.


    Dans l'Aube, Saint Martin de Bossenay se situe entre Nogent sur Seine (à 15 km) et Troyes (à 33 km) :

     

    La famille Jacquemard aurait habité cette maison, rue de l'Eglise
    (autres photos ici et avec le pont sur l'Ardusson) (aussi ci-dessus) :


    Les familles Jacquemard et Lemot ont habité rue des Saillards et rue de l'Eglise.




    Au même endroit, ci-dessous une photo quelques années plus tard et ici une photo du début du XXIème siècle.

     
    L'école de St Martin a été construire en 1879. Avant, les enfants allaient à l'école de Corduan, avec ceux de La Fosse.
    Ceci est expliqué dans un extrait de l"Histoire de La Fosse et de Corduan" d'Eugène Varlet, ici intégralement disponible.

    La Fosse et Corduan sont les bourgs les plus proches, réunis en la commune de La Fosse Corduan.
    Ils n'ont pas d'église, ils sont intégrés à la paroisse de Saint Martin de Bossenay.
    (page Wikipédia, 300 habitants en 1850, 200 en 2018).

    + deux autres cartes postales de St Martin : 1 (la laiterie de l'Ardusson) 2 (place de la mairie)


    Carte postale (expédiée en 1976) avec en bas à droite,
    la maison qui fut occupée par les Jacquemard.



    D'après le curé, du 26 au 28 janvier 1868, Théodule est parti à Paris avec Seconde, la bonne du voisin, et ça jase à St Martin !


    Le curé de St Martin raconte aussi le passage des Prussiens :
    "Dans la nuit du 26 au 27 aout 1870, grande panique et fuite désordonnée de tous les villageois dans la direction du midi de la France. Des personnes se sont enfuies jusqu’à 200 lieues, tout le monde croyait avoir les prussiens derrière soi, et ils étaient à peine entrés dans le département de l’Est. Dans la guerre de 1870, les allemand sont arrivés à St Martin le jour même de St Martin 11 novembre à midi. Ils étaient au nombre de 200 cavaliers. Ils ont vécu et couché chez les habitants et sont partis le lendemain samedi à 7 heures du matin ; c’était le corps du Prince de Hesse qui était couché cette même nuit chez Mr RIGAUD curé de Marigny. Le samedi 12 dans la journée environ 15000 hommes et 134 voitures ont défilé à Bossenay se dirigeant sur Avant [Avant lès Marcilly]. Le lundi 13 novembre 120 piétons sont arrivés à St Martin. Ils y ont séjourné jusqu’au mercredi 15 à huit heures du matin. Plusieurs ont assisté à la messe le mardi avec beaucoup de piété. Du 1er au 8 décembre, le canon s’est fait entendre sans interruption du coté d’Orléans. Le 5 janvier 1871, nouveau passage de soldats allemands à St Martin au nombre d’environ 60. Ils venaient d’Estissac et emmenaient avec eux les maires d’Origny et d’Orvillers. Ils n’on rien dit, rien demandé à personne. Le huit du même mois (de janvier 1871), solennité de l’Epiphanie, passage de prussiens à Bossenay au nombre d’environ 160. Trois cavaliers se sont désaisis pour venir à la mairie. Il n’y avait plus à St Martin ni maire, ni adjoint, ni conseil municipal ; Ils y ont emmené Aristide Guinand en costume de meunier jusqu’à Bossenay ; Il est revenu quelques instants après et les ennemis ont continué leur route se dirigeant vers Nogent. Le 26 janvier 1871, passage de prussiens, perquisitions à domicile et jusque dans les voûtes de l’église dont la porte a été enfoncée ; incendie de Conflans et Marcilly-sur-Seine. Du 15 au 28 mars 1871, passage continuel de troupes allemandes retournant sur le Rhin. Tous les villages environnants y compris La Fosse ont été inondés pendant deux jours. Pas un soldat ne s’est arrêté à St Martin."



  5. Les familles Jacquemard et Lemot à Saint Martin de Bossenay, recensements

    Les recensements de Saint Martin de Bossenay (qui commencent en 1836) permettent de suivre l'évolution des familles Prosper Jacquemard et Noémie Joffron et des familles de leur fils Amédée Jacquemard, marié à Noémie Durut, et leur fille Alice, et de leur fille Prospérine, mariée avec Arthur Lemot, et leurs quatre fils Paul, Edouard, Georges et Eugène. Les numéros des maisons dans les rues varient souvent, selon les recensements.

    Famille Martin Joffron / Geoffron et Marie Dauphin, rue Traversante : en 1836 (lien) les deux enfants Hégésippe / Egésippe (3 ans) et Noémie (8 mois), en 1841 (lien) les trois enfants, en 1846 (lien) deux enfants Noémie (11 ans) et Eugène (14 ans), en 1851 (lien) un enfant Eugène (19 ans).

    1856. N°61 rue de l'Eglise, famille Joffron :

    Noémie Joffron (21 ans) avec son mari Prosper (22 ans), ses frères, Hégésippe et Eugène, et leurs parents.

    1861. N° 52 rue de l'Eglise, famille Jacquemard 1 :

    Prosper Jacquemard et Noémie avec leurs enfants Martin Prosper (Amédée), 4 ans, et Prospérine, 2 ans.
    N° 62 rue de l'Eglise, famille Joffron :


    1866. N° 31 rue des Saillards, famille Jacquemard 1 :


    Prosper et Noémie avec leurs deux enfants Martin Prosper (Amédée), 9 ans, et Prospérine, 6 ans.

    1872. N° 9 rue de l'Eglise, famille Jacquemard 1 :


    Prosper et Noémie avec leurs deux enfants Martin Prosper (Amédée), 15 ans, et Prospérine, 12 ans,
    avec Martin (70 ans), le père de Noémie, et avec Hégésippe (39 ans), frère de Noémie.

    1876. N° 7 rue de l'Eglise, famille Jacquemard 1 :

    Prosper et Noémie avec leurs deux enfants Amédée, 19 ans, et Prospérine, 16 ans,
    avec Martin (74 ans), le père de Noémie, et avec Hégésippe (43 ans), frère de Noémie.
    La maison N°8 de la même rue est occupée par Abraham Renvoyé, sa femme Rosine Thiéblemont, leurs
    enfants Onésime (12 ans, futur père de Berthe) et Delphine (8 ans), et par Zacharie, père d'Abraham.

    1881. N° 23 rue de l'Eglise, famille Jacquemard 1 :

    Prosper et Noémie avec leurs deux enfants Amédée, 25 ans, et Prospérine, 23 ans
    La maison N°23 de la même rue est occupée par la famille Renvoyé, Abraham, Rosine et leurs deux enfants.
    Arthur Lemot, meunier, vit à la Fosse, rue du Moulin, en célibataire (lien).

    1886. N° 8 rue de l'Eglise, famille Jacquemard 1 :

    Prosper et Noémie avec leurs petit-fils Paul Lemot (3 ans) et le frère de Noémie, Hégésippe.
    La maison N°9 de la même rue est occupée par la famille Renvoyé, Abraham, Rosine, les deux enfants et Zacharie.
    (En 1886 Arthur, meunier, et Prospérine étaient référencés à La Fosse Corduan avec leurs enfants Edouard (18 mois)
    et Paul (3 ans), lequel est donc aussi à St Martin, lien)
    N°65 rue de l'Eglise, famille Jacquemard 2 :

    Amédée Jacquemard, 30 ans, avec sa femme Noémie Durut et le couple Césaire Thomas - Rosalie Charton.

    1891. Pas de recensement.

    1896. N° 7 rue de l'Eglise, famille Jacquemard 1 :

    Prosper et Noémie avec leurs petits-enfants Paul Lemot (13 ans) et Alice Jacquemard (8 ans)
    La maison N°8 de la même rue est occupée par Onésime Renvoyé, sa femme Ozéline Herluison, leur fille
    Berthe (2 ans), les parents d'Onésime, Abraham et Rosine, et un domestique de culture, Antoine Boudin.
    N° 3 rue de l'Eglise, famille Lemot :

    Arthur Lemot avec sa femme Prospérine Jacquemard et leurs trois enfants Edouard (11 ans), Georges (8 ans) et Eugène (1 an)
    Au n°58 de la rue des Saillards, habitent les cousins Louis Ployé, Augustine Driat et leur fils Léopold (13 ans).
    La famille Jacquemard 2 d'Amédée n'habite pas la commune de Saint Martin de Bossenay.

    1901. N° 7 rue de l'Eglise, famille Jacquemard 1 :

    Prosper et Noémie avec leurs petits-enfants Paul Lemot (18 ans) et Alice Jacquemard (13 ans)
    La maison N°8 de la même rue est occupée par Onésime Renvoyé, sa femme Ozéline Herluison, leur fille
    Berthe (7 ans), les parents d'Onésime, Abraham et Rosine, et un domestique de culture, Antoine Boudin.
    N° 20 rue de l'Eglise, famille Lemot 1 :

    Arthur Lemot avec sa femme Prospérine Jacquemard et leurs trois enfants Edouard (16 ans), Georges (13 ans) et Eugène (6 ans)
    Au n°19 de la rue de l'Eglise, habitent les cousins Louis Ployé, Augustine Driat et leur fils Léopold (18 ans).
    N° 65 rue des Saillards, famille Jacquemard 2 :

    Amédée Jacquemard (44 ans), sans femme ni enfant, est domestique de Camille Rozé avec 5 ou 6 autres domestiques.
    Sa femme Noémie Durut n'habite pas la commune de Saint Martin de Bossenay.

    1906. N° 7 rue de l'Eglise, famille Jacquemard 1 :

    Prosper et Noémie avec leurs petits-enfants Paul Lemot (23 ans) et Alice Jacquemard (18 ans)
    La maison N°8 de la même rue est occupée par Onésime Renvoyé, sa femme Ozéline Herluison, leur fille
    Berthe (12 ans), les parents d'Onésime, Abraham et Rosine, et un domestique, Antoine Boudin (68 ans, né à Potangis 51).
    N° 64 rue des Saillards, famille Lemot 1 :

    Arthur Lemot avec sa femme Prospérine Jacquemard, leurs enfants Georges (18 ans) et Eugène (11 ans)
    et un pensionnaire Jacques Halbedel (42 ans), manouvrier, né dans le Haut Rhin. Edouard n'est pas mentionné.
    Au n°19 de la rue de l'Eglise, habitent les cousins Louis Ployé, Augustine Driat et leur fils Léopold (18 ans).
    N° 73 rue des Saillards, famille Jacquemard 2 :

    Amédée Jacquemard, sans femme ni enfant, est domestique de Siméon et Mathilde Renvoyé, lointains cousins de Berthe.
    Sa femme Noémie Durut n'habite pas la commune de Saint Martin de Bossenay.

    1911. N° 7 rue de l'Eglise, famille Jacquemard 1 :

    Prosper avec son petit-fils Paul Lemot (28 ans) et son fils Amédée.
    La maison N°8 de la même rue est occupée par Onésime Renvoyé, sa femme Ozéline Herluison,
    leur fille Berthe (17 ans) et la mère d'Onésime, Rosine Thiéblemont.
    N° 68 rue des Saillards, famille Lemot 1 :

    Prospérine Jacquemard avec ses enfants Edouard (patron : Camille Bouhenry), Georges et Eugène,
    et avec Jacques Halbedel, pensionnaire et patron autant que Prospérine.
    N° 79 rue des Saillards, famille Jacquemard 2 :

    Noémie Durut habite avec Mathilde Renvoyé, de même âge, lointaine cousine de Berthe.

    1916. Pas de recensement

    1921. N° 6 rue de l'Eglise, famille Jacquemard 1 :
    Prosper (60 ans) vit seul.
    N° 7 rue de l'Eglise, famille Lemot 1 :

    Prospérine Jacquemard avec ses fils Georges et Eugène et avec Rose Piron, femme d'Eugène.
    N° 8 rue de l'Eglise, famille Lemot 2 :
    Edouard Lemot avec sa femme Berthe Renvoyé, leurs enfants Paul (9 ans) et Rose (1 an), avec les parents de Berthe,
    Onésime Renvoyé et Ozéline herluison, et les grands-parents paternels de Berthe, Abraham Renvoyé et Rosine Thiéblemont.
    N° 70 rue des Saillards, famille Jacquemard 2 :

    Noémie Durut habite avec Mathilde Renvoyé, amie.

    1926. N° 36 (de quelle rue ?), famille Lemot 1 :

    Edouard Lemot avec sa femme Berthe, ses enfants Paul et Rose, ses beaux-parents Onésime Renvoyé et Ozéline Herluison.
    N° 53 (de quelle autre rue ?), famille Lemot 1 :

    Prospérine Jacquemard (68 ans) avec son fils Georges (39 ans).
    Noémie Durut n'est pas signalée, Mathilde Renvoyé vit chez un petit-fils.

    1931. N° 6 (de quelle rue ?), famille Lemot 1 :

    Prospérine Jacquemard (73 ans) avec son fils Georges et sa bru Léonie Dorr.
    N° 7 de la même rue, famille Lemot 2 :
    Edouard Lemot avec sa femme Berthe, ses enfants Paul (19 ans), Rose (11 ans), Marguerite (3 ans),
    et ses beaux-parents Onésime Renvoyé (68 ans) et Ozéline Herluison (66 ans).


    Génération 1 - Prosper né en 1834 et Noémie née en 1835

  6. Prosper Jacquemard et Noémie Joffron, leurs frères et soeurs, neveux et nièces

    Le mariage. Prosper André Jacquemard (1834-1917) et Thérése Noémie, dite Noémie, Joffron (ou Joffront) (1835-1906) se sont mariés à 21 et 20 ans le 28 novembre 1855 à Saint Martin de Bossenay. Il est manouvrier, elle est manouvrière, leurs parents sont présents, sauf Véronique Millet la mère du marié, décédée en 1851 à 58 ans.


    L'acte de mariage de 1855 sur trois pages (1 2 3) présente une dizaine de signatures.
    Prosper et Noémie, signent en haut à gauche, le père du marié, Toussaint Jacquemard, en haut à droite.
    Du côté de la mariée, son père Martin François Joffron n'a pas signé, sa mère Thérèse Dauphin signe au centre,
    son frère Hégésippe Joffron signe à gauche, son parrain Paul Sylvestre Egret à droite, à côté de son beau-frère
    Jean-Pierre Driat (né en 1819 à Thorigny sur Oreuse, décédé en 1901, à 82 ans, à St Martin), futur grand-père de Léopold Ployé.
    + Le très court acte de mariage paroissial


    A leur mariage, Prosper est berger, Noémie est ménagère. Un an plus tard, au recensement de 1856, Prosper et Noémie habitent dans la même maison que les parents de Noémie et ses deux frères, au n°51 de la rue de l'Eglise. Cinq ans plus tard, avec leur deux enfants de 4 et 2 ans, ils vivent au n°52 de la rue de l'Eglise, pas loin des parents et frères de Noémie, au n°62. La mère de Noémie, Thérèse Dauphin meurt le 29 avril 1867 à 72 ans (acte), son père Martin François Joffron le 10 décembre 1879, à 77 ans (acte).

    La famille Jacquemard de Prosper. Prosper André, fils de André Toussaint dit Toussaint Jacquemard, vigneron, et de Véronique Michelle Millet (mariage le 6 mai 1816 à Vertilly : 1 2), est né le 18 septembre 1834 à Vertilly, dans l'Yonne (acte), à côté de l'Aube, et y a grandi. Il a pour frères et soeurs, tous plus âgés que lui et nés à Vertilly :
    1. Anne Véronique, dite Annette (née en 1817, décédée avant 1874), mariée à Vertilly avec Jean-Pierre Driat en 1846. Ils auront au moins deux filles. La première, Augustine, est mariée avec Louis Xavier Ployé, décédé à La Fosse Corduan en 1918), lesquels auront au moins deux fils Clémentin, né en 1874, marié en 1899 à St Martin avec Louise Marie Augustine Meunier, avec au moins un enfant Marcelle née en 1900 à St Martin, et Léopold, né en 1883 (acte de baptème), marié à Eugénie Gastinel, sans enfant. La seconde est Adélaïde mariée avec Pierre Méneret, d'où deux enfants Amand et Eugène Méneret.
    2. Catherine Véronique Jacquemard, née en 1819, décédée en 1847, à 28 ans, à Vertilly.
    3. Etienne Félix, né en 1820, s'est marié à Vertilly en 1851 avec Adélaïde Driat, probable soeur de Jean-Pierre, ils ont eu au moins deux filles.
    4. Marie Anne Léonie, née en 1828, décédée après 1876, mariée en 1857 à Vallières (Aube), avec Jean Philippe Honoré Jacquelin. Ils ont eu au moins une fille Marie Désirée jacquelin, née en 1858, mariée en 1876 à Vertilly avec Azarie Zéphirin Juillet, né en 1851, le cousin rencontré par Paul Lemot sur sa carte postale, lesquels ont eu au moins deux filles, Césarine mariée à Alfred Gervais, en 1901 à Vertilly, et Marthe, mariée avec Emile Huré, en 1907 à Vertilly.
    5. Marie Madeleine Béate, née en 1831, mariée avec François Blanchot en 1854 à Vertilly.

     
    Le fameux cousin Léopold Ployé, petit-neveu de Prosper et Noémie, qui a grandi à St Martin avec son copain
    (et cousin issu de germain) Paul Lemot sénior, ici avec son épouse Eugénie Gastinel, en 1927,
    au mariage de Georges Lemot et en 1936, au mariage de Paul Lemot junior.
    (fameux parce ce qu'il a été difficile d'établir le lien de cousinage...)

    La famille Joffron de Noémie. Joffron s'écrit aussi Geoffron, Joffront, Jeoffron... Thérèse Noémie dite Noémie Joffron (qui signe Jeoffron ou T. Jeoffron), fille de Martin François Joffron, manouvrier, et de Marie Thérèse dite Thérèse Dauphin (mariage le 26 juillet 1832 à St Martin : 1 2 3), est née à Saint Martin de Bossenay le 3 août 1835 (acte) et y a grandi. Elle a deux frères, l'un plus âgé, l'autre plus jeune, tous deux nés à St Martin :
    1. Hégésippe, né en 1833 (acte de naissance), décédé en 1891 à St Martin à 58 ans (acte de décès, acte d'inhumation), est resté célibataire. Selon les années (voir les recensements), il a souvent vécu sous le même toit que ses parents Martin et Thérèse, ou que sa soeur Noémie et son beau-frère Prosper. En 1856, il est noté "regrattier" "Celui qui fait le commerce de produits de seconde main, en petite quantité ou des restes de restaurant ou de grandes maisons". En 1872, 1876, 1886, il est noté "sans profession".
    2. Eugène, né en 1837 (acte de naissance), décédé après 1901, maçon, marié avec Célina Bourgeois, sans lien familial avec Lucien Bourgeois. Ils sont sans enfant, Célina étant décédée à 26 ans en 1871 à St Martin. D'après les recensements, Eugène, célibataire, habite longtemps La Fosse comme maçon puis journalier.


    Génération 1 - Prosper né en 1834 et Noémie née en 1835

  7. Prosper et Noémie élèvent enfants, Amédée et Prospérine, puis petits-enfants, Paul et Alice

    Prosper Jacquemard et Noémie Joffron élèvent leurs deux enfants, Martin Prosper dit Amédée et sa petite soeur Marie Prospérine Elisabeth dite Prospérine, sur lesquels nous reviendrons. La famille habite Saint Martin de Bossenay, rue de l'Eglise, au N°52 en 1861, puis rue des Saillards au N°31 en 1866, puis de nouveau rue de l'Eglise au n°9 en 1872 puis au n°7 en 1876 et au N°23 en 1881. Dans les recensements, Prosper est toujours noté "manouvrier" et Noémie "sa femme" ou "sans profession".

    Ayant grandi, les enfants se marient, Prospérine à 23 ans le 20 février 1882 avec Arthur Lemot, Amédée à 27 ans le 26 novembre 1883 avec Noémie Durut, Prosper et Noémie se retrouvent seuls durant quelques années. Puis ils vont fonder une seconde famille. D'abord arrive en leur foyer Paul leur petit-fils, fils de Prospérine, au plus tard en 1886, il a alors 3 ans. Ensuite arrive Alice au plus tard en 1889, elle a alors 2 ans. Paul aura trois petits frères, qui seront élevés par leurs parents, mais il restera chez ses grands-parents. Alice, restée fille unique, restera également chez ses grands-parents, ses parents vivant séparés. C'est ainsi que Paul et Alice ont été élevés au son du violon...


    Une photo exceptionnelle de 1889 découverte 130 ans plus tard !
    Paul sénior, Prosper, Noémie et Alice.
    Cette photo, enfouie dans les vieilles affaires d'Alice, est restée oubliée très longtemps avant d'être retrouvée alors que l'on connaît l'existence de cette "famille recomposée" de grands-parents et petits-enfants. Contrairement aux photos d'époque prises en studio dans un décor théâtral, le photographe s'est déplacé pour capturer l'image chez l'habitant dans les habits de tous les jours. Et, cerise sur le gateau, le grand-père Prosper a voulu montrer son loisir préféré, le violon. + la photo avant retouches

    Paul chef de famille. Devenant chef de la famille à la place de son grand-père vieillissant, Paul, célibataire, bonnetier; a vécu avec ses grands-parents et Alice jusqu'au décès de sa grand-mère en 1906 au N°7 rue de l'Eglise. Puis, toujours à la même adresse, il a vécu avec son grand-père et son oncle Hégésippe Jacquemard, probablement jusqu'en 1914, avant de partir à la guerre de 14-18 où il a trouvé la mort. On comprend le désespoir de Prosper quand il a devine la mort de son petit-fils, qu'on n'ose pas lui annoncer, voir plus loin la lettre du 13 novembre 1915 de Prospérine à Alice.

    Alice part travailler en ville. Jusqu'en 1906 au moins, à l'âge 18 ans, Alice a vécu avec Paul et ses grands-parents, puis elle est partie travailler à Troyes ou Asnières, tout en gardant des contacts étroits avec la famille, tante Prospérine et ses trois autres cousins germains Eugène, Georges et Eugène, les échanges de courrier en font foi. Prosper et Noémie ont ainsi assumé toute l'éducation de Paul et Alice, que l'on peut considérer comme leurs enfants adoptifs.

    A Saint Martin de Bossenay, Noémie Joffron est décédée le 16 octobre 1906 à 71 ans (acte) et Prosper onze ans plus tard, le 27 octobre 1917, à 82 ans.



    Génération 2 - Amédée né en 1856 et Noémie née en 1852
  8. Amédée Jacquemard, sa femme Noémie Durut partie, sa fille Alice placée chez les grands-parents

    Officiellement Amédée se prénomme Martin Prosper. En mairie de Saint Martin de Bossenay, sur l'acte de naissance du fils de Martin Prosper dit Prosper Jacquemard et de Thérèse Noémie Joffron dite Noémie Joffron, l'enfant né le 27 octobre 1856 s'appelle Martin Prosper Jacquemard, exactement comme son père. Sur son acte de baptème, en date du 2 novembre 1856, il est nommé Amédée Jacquemard, et on comprend pourquoi : son parrain est Amédée Egret, de St Martin, la marraine étant Léocadie Guinand, aussi de St Martin. Par la suite, son prénom usuel a toujours été Amédée, mais tous les actes républicains en mairie le prénommeront Martin Prosper alors que les actes paroissiaux lui attribueront le seul prénom Amédée.

    Le mariage d'Amédée et Léonie Durut. A Rigny la Nonneuse le 26 novembre 1883, Amédée épouse Noémie Durut; née le 24 juillet 1852 à Rigny (acte de naissance), fille de Désiré Durut, garde-champêtre et Justine Dantigny. Le marié a 27 ans, la mariée 31 ans. L'acte est sur trois pages : 1 2. 3.


    Les signatures de l'acte de mariage. En haut en gauche, Amédée le marié, Noémie la mariée, Prosper le père du marié.
    En 2ème ligne à gauche Noémie Joffron (qui ne signe plus T. Geoffron), au centre Désiré Durut, père du marié,
    puis Célestin Moriat, parrain de l'épouse et, à droite, Arthur Lemot, beau-frère du marié . En bas, au milieu,
    Zéphir Payen, ami de la mariée. Justine Brigitte Dantigny, mère de l'épouse, ne sait pas signer.

    Quatre enfants à la vie très courte. Outre Alice née en 1887, Amédée et Noémie ont eu quatre enfants décédés en très bas âge, nés et décédés à St Martin sauf indication :

    Amédée était bonnetier et travaillait probablement dans des conditions similaires.
    [du livre "Les histoires du père Jules" par Félicien Mizelle, 1988]

    Une famille éclatée. Après ces quatre naissances et trois décès, sûrement très éprouvants, de 1887 à 1889, en 1889 (denière date de naissance à St Martin et date de la photo déjà montrée), la petite Alice, seule survivante, est confiée aux parents d'Amédée, qui élève déjà un autre petit-fils, Paul sénior. Puis, probablement à partir de 1895, date du décès de sa mère Justine Dantigny à 75 ans (acte), Noémie Durut part seule s'installer chez son père, Désiré Durut à Rigny la Nonneuse et ce, jusqu'à la mort de celui-ci en 1907 à 85 ans (acte). A St Martin. Amédée vit en célibataire, proche de sa fille, ou ailleurs...


    L'écho Nogentais du 4 octobre 1891. Alice a 4 ans.

    Puis Noémie revient à St Martin, toutefois sans retrouver vraiment sa fille Alice toujours chez les grands-parents et proche de son mari. Aux recensement de 1911 et 1921, elle habite rue des Saillards, où elle vit dans la maison de Mathilde Renvoyé, veuve de Siméon Renvoyé (ce sont deux cousins lointains) (lesquels sont grand-oncle et grande-tante de Berthe Renvoyé, ainsi que les parents d'Exire mariée à Camille Bouhenry). En 1911 elle est notée "laveuse", en 1921 "amie" de Mathilde.

    Si on méconnaît les rapports qu'entretenaient Amédée et Noémie, il apparaît que tous deux étaient attentifs à leur fille, comme le montre cette phrase extraite de la lettre du 13 novembre 1918 de Prospérine à sa nièce Alice : "Ton père est en ce moment à la machine et il va toujours chez Guinand quand il n'a pas de journée. Jacques, ton grand-père ainsi que ta mère te souhaitent bien le bonjour ".

    Noémie Durut décède le 4 septembre 1924 à Saint Lupien (avis dans "Le Petit Troyen" du 10 septembre 1924), à l'âge de 72 ans, sans que l'on sache quelles sont les circonstances qui l'ont amenée en cette commune d'où est originaire sa mère.

    De son côté, son mari Amédée Jacquemard, qui était présent à Rigny en 1891 pour déclarer la naissance et le décès de sa fille Lucie, est absent de St Martin en 1896, d'après le recensement. Il y est en 1901, comme un des domestiques de Camille Rozé. En 1906, il est domestique de Siméon et Mathilde Renvoyé. En 1911, alors que Siméon est décédé et que Mathilde et Noémie vivent ensemble, Amédée vit chez sa soeur Prospérine, veuve, et avec son neveu Paul sénior (28 ans), sans sa fille Alice (24 ans). Il est absent des recensements de St Martin en 1921, 1926, 1931. Il aurait vécu jusqu'en 1930 environ (74 ans).

    D'après sa petite-nièce Marguerite Lemot, qui le tenait de sa mère Berthe Renvoyé, Amédée s'intéressait à l'astronomie...


    Amédée et Alice sont-ils sur cette photo ?
    Elle était parmi les archives d'Alice, sans légende. La fillette à droite semble être Alice, à comparer, ci-dessous, avec une autre photo. Pour les trois autres personnes, à l'âge pourtant assez caractéristique, les recherches parmi les cousins n'ont abouti à aucune hypothèse. Alors ce militaire assis pourrait-il être Amédée, le père d'Alice ? A cette époque,, il est en effet absent des recensements de St Martin et il a pu s'engager dans l'armée. Alice a environ 7 ans, on est vers 1894, Amédée a 38 ans, le militaire pourrait avoir cet âge. De plus, l'absence d'un mari militaire apporte une explication à l'éclatement du foyer... Quant aux jeunes enfants, ils pourraient être des petits voisins ou des cousins que nous ne connaissons pas. L'hypothèse d'enfants d'une autre mère n'est pas à écarter, mais apparaît peu probable étant donnés les recensements. Alice, si c'est elle, apparaît gênée, comme une fille qui n'a pas l'habitude de côtoyer son père. Et puis n'est-il pas naturel qu'elle ait conservé une photo de son père ? Il faudrait pouvoir vérifier cette hypothèse dans les registres de l'armée (dans les noms des soldats du 47ème régiment d'infanterie...).
     
    A y regarder de plus près, cette photo interrogative semble ne pas être celle d'Alice. Pas de fossette au menton, des paupières bien différentes (mais elle regarde en haut)... Du coup,pour son supposé père, l'incertitude est plus grande encore... Amédée a aussi pu vraiment s'engager dans l'armée et garder une photo d'un ami et de ses trois enfants, voire poser avec les trois enfants de son ami...



    Génération 2 - Prospérine née en 1858 et Arthur né en 1848

  9. Prosperine Jacquemard, son mari Arthur Lemot, son fils Paul séparé, son pensionnaire Jacques

    Marie Prospérine dite Prospérine Jacquemard est née le 20 novembre 1858 à St Martin (acte de naissance), y est baptisée le lendemain 21 novembre 1858 (acte de baptème, son parrain est son oncle Eugène Joffron, sa marraine Elisa Egret) et y a fait sa première communion le 2 octobre 1870.


    Le mariage de Prospérine et Arthur le 20 février 1882 à St Martin de Bossenay.
    Le marié a 33 ans, la mariée a 23 ans, l'acte est sur trois pages : 1 2 3.
    Avant la première ligne de signatures, tout à droite la petite signature de Théophile Corsel, parrain de la mariée.
    En haut au mlilieu les signatures des mariés "Lemot" et "Jacquemard P.", à gauche Prosper le père de la mariée.
    Au milieu à gauche Thérèse Noémie Joffron, mère de la mariée, Aristide Benoit, témoin du marié
    En bas à droite, la signature de Martin Prosper dit Amédée Jacquemard, frère de la mariée.
    Le père du marié étant décédé, la signature de sa mère tient sur deux lignes : "Veuve Lemot".
    + L'acte de mariage paroissial : 1 2.

    Arthur Dalmer Lemot : quel est ce second prénom Dalmer ?. Selon les actes, Arthur Lemot a pour second prénom Dalmer ou Dalmert ou Dalmerd ou Dalmers ou Dalmère ! C'est un prénom rare, tout juste cité sur la Toile, ici ou , peut-être originaire des Etats-Unis d'Amérique. On lit sur la première de ces deux pages : "Le prénom Dalmer est classé en 95 446e position des prénoms les plus donnés. Il s'agit donc d'un prénom rare. On estime qu'il y a au moins 300 personnes dans le monde ayant reçu ce prénom". Les prénoms Arthur Dalmer sont repris en 12 février 1863 à Bercenay le Hayer (à 11 km de St Martin) à la naissance d'un fils de Bonaventure Garnier et Marie Lauxerrois, mariés le 15 mai 1856 à St Martin de Bossenay, Marie Lauxerrois ayant d'abord été mariée avec Louis Charles Lemot, oncle d'Arthur Dalmer Lemot (resté sans enfant). Arthur n'a eu, semble-t-il, qu'un seul cousin germain avec descendance, Amédée Lemot, fils d'Amédée. Le 11 mars 1882, 3 semaines après leur mariage, "Dalmerd Lemot" (qui signe Lemot Arthur) et Prospérine Jacquemard sont parrain et marraine de Jules Dalmerd Pillot fils de Paul et de Françoise Vallée. Ces deux reprises du prénom Dalmer laissent supposer qu'Arthur le portait avec une certaine fierté.

    Arthur Dalmer Lemot est né le 13 septembre 1848 (acte) à Soligny les Etangs, dans l'Aube, à 13 km de St Martin. Selon l'acte de naissance, son père Edouard Lemot, alors âgé de 20 ans, était meunier. Sa mère Sophie Adélaïde Dupont, 37 ans, avait eu un premier mari Louis Dauvet, meunier, décédé le 26 décembre 1846, et elle s'était remariée le 7 juin 1848 avec le garçon meunier, dont la signature "Lemot" sur l'acte est élégante. En 1851, la famille habite Courgenay (recensement). Son père étant décédé très jeune, à 24 ans en 1853 (acte), Arthur est fils unique par son père, mais par sa mère il a deux demis-soeurs, Caroline et Louise Dauvet, mariées à Jean Benoist et Louis Gramain. Outre Alice, les quatre frères Lemot avaient donc des cousins germains, Irma, Févronie (marraine d'Edouard), Ernest et Esther Benoist sur la commune voisine d'Avant lès Marcilly, Louis Gramain à Nogent sur Seine. Comme son père, Arthur devient meunier. C'est ce qui l'amène au moulin de La Fosse et à la rencontre avec Prospérine...

    Dans un chapitre précédent, nous avons expliqué que le premier fils du couple, Paul Lemot sénior, avait été très jeune (avant 3 ans) placé chez ses grands-parents qui l'ont élevé et abrité jusqu'à sa mort à la guerre. Les trois autres fils sont restés, avant leur mariage, dans la maison familiale. Nous ne connaissons par la raison de cette différenciation.

    De La Fosse à Saint Martin de Bossenay Recensements à La Fosse Corduan, village de La Fosse :
    Recensements à Saint Martin de Bossenay, rue de l'Eglise (rappels du chapitre précédent) :
    Un cinquième fils.... Outre leurs quatre fils, Arthur et Prospérine ont eu un cinquième fils, entre Edouard et Georges. Prénommé Georges Benoït, il est né 11 juillet 1886 à La Fosse Corduan (acte), baptisé le 26 septembre (acte) (le parrain est son oncle Amédée Jacquemard) et y est décédé le 30 septembre 1886 (acte), à l'âge de deux mois et demi.

    De bonnetière à cultivatrice. A son mariage, Prospérine est déclarée bonnetière. Puis, à la naissance de ses trois premiers enfants, elle est déclarée sans profession. A la naissance de Georges en 1887, elle est manouvrière et à celle d'Eugène en 1894 ménagère. En 1917, au mariage d'Edouard, elle est cultivatrice.

    Arthur voyage longuement en Egypte et au proche-orient. Il y a beaucoup d'incertitudes sur la vie d'Arthur Dalmer Lemot. Il a en particulier été dit qu'il était allé en Syrie et qu'il y serait mort, ce qui est faux. Mais il est sûr qu'il a lontemps voyagé en tant que meulier, c'est-à-dire tailleur de meules (et non meunier). De vieilles photos retrouvées montrent qu'il a été à Alexandrie, au Caire et à Jérusalem.

         
    Rectos et versos de photographies sans légende trouvées vers l'an 2000 dans le grenier de Rose, petite-fille d'Arthur.
    Il en existe d'autres d'origine similaire, et d'autres de Paris, Corbeil, Le Perreux, Lyon, Méry sur Seine (à 17 km de St Martin).


    Deux photos d'Arthur Lemot ? Et une d'un autre Arthur...
    Il semble que ce soit le même homme qui soit présent sur ces photos, toutes deux prises chez Fiorillo photographe à Alexandrie de 1872 à 1890. Est-ce Arthur ? C'est une hypothèse plausible, car c'est la seule personne deux fois représentées dans les photos trouvées. Mais il manque des indices plus probants pour avoir une certitude raisonnable. En particulier, à moins d'avoir fait un court voyage préli-minaire avant même son mariage, Arthur serait parti au plus tôt en 1887, à 39 ans, c'est apparem-ment plus âgé que sur la photo... Et Arthur était apparemment petit, comme sur la personne debout sur la seconde photo. Il manque toutefois des indices plus probants pour avoir une certitude raisonnable. En particulier, Arthur est parti au plus tôt en 1887, à 39 ans, c'est apparemment plus âgé que sur la photo... Et il apparaît vraiment petit sur la seconde photo, alors que son compagnon assis semble trop grand... Une recherche sur la Toile a permis de trouver une photo datée de 1874 ayant le même pied que celle ci-dessus à gauche :

    L'hypothèse d'un voyage préliminaire à 26 ans (en 1874) est-elle la bonne ? Rimbaud était à Alexandrie en 1880, ce n'est donc, là aussi, possible qu'en cas de voyage préliminaire avant mariage. On ne sait rien d'Arthur avant son recensement à La Fosse en 1881...
    A droite, une photo d'Arthur Rimbaud (1854-1891), en s'interrogeant sur une rencontre possible des deux Arthur... Rimbaud était à Alexandrie en 1880, ce n'est donc, là aussi, possible qu'en cas de voyage préliminaire avant mariage. Sinon, on se contentera de supposer qu'à Alexandrie, Lemot a connu quelqu'un qui a connu Rimbaud et lui en a parlé...


    Est-ce une photo du mariage en 1882 de Prospérine et Arthur ?

    1) On l'a cru

    Parmi les photos sans légende de Rose, une seule est en double, celle-ci, prise à Méry sur Seine (ici avant retouches). Elle est donc importante et pourrait être celle du mariage d'Arthur Lemot et Prospérine Jacquemard. En ce qui concerne le marié, comparons cette photo aux deux autres supposées d'Arthur, prises à Alexandrie. Il y a une ressemblance, mais elle n'est pas évidente. On y trouve tout de même un signe distinctif commun : juste au dessus du milieu de la lèvre supérieure, il y a un coin de peau sans barbe :
      
    Les deux photos ci-dessous à 23 et 69 ans (Prospérine au mariage de son fils Georges, photo de groupe déjà vue) ne présentant pas de dissemblance marquée et Marguerite ayant qualifié sa grand-mère de "petite", ce qu'elle est sur la photo de mariage, on croyait que c'étaient là deux photos de Prospérine.
     

    2) On a douté
    Autre hypothèse : les mariés seraient Jules Jadot et Lucette Gillopé (cousine germaine de Berthe). Jean-Paul Lemot, fils de Paul junior, qui les a connus âgés (Jules est décédé en 1979, Lucette en 1985), a dit les reconnaître. Voici deux photos de chacun d'entre eux, à des âges différents. La ressemblance de la mariée avec Prospérine apparaît légèrement plus forte. Pour le marié, le choix entre Jules ou Arthur est indécis (si les deux autres photos sont bien des photos d'Arthur...). Le manque de barbe au milieu de la lèvre va légèrement dans le sens d'Arthur. La petite taille des mariés aurait désigné un peu plus Prospérine et Arthur (Lucette et Jules semblent de taille moyenne sur la photo du mariage de Paul en 1936). C'était indécis...

    3) On a eu la réponse : ce ne sont pas Arthur et Prospérine
    Arthur et Prospérine se sont mariés en 1882, Jules et Lucette en 1920. Il y a des spécialistes de photos anciennes qui doivent avoir des critères de reconnaissance fondés sur cet important écart de 38 années. La question a donc été posée au forum "Photo ancienne et portraits" de geneanet. Voici la réponse : "Le photographe Pierre Fèvre est né en 1880, mort en 1914...donc soit c'est un 3ème mariage, soit un successeur à gardé le nom et c'est le mariage de 1920... http://www.portraitsepia.fr/photographes/fevre/". Et c'est vers 1920 que les robes de mariées commencent à raccourcir... C'est donc une photo du mariage de Lucette Gillopé et Jules Jadot.

    Les voyages d'Arthur l'ont amené à de longues absences. D'après sa petite-fille Marguerite, lors de l'une d'entre elle, son épouse eut un enfant, Eugène, d'un "grand alsacien". Le couple s'était "racommodé" au retour d'Arthur.

    Un ménage à trois ?. La lecture des recensements de 1906 et 1911 montre que le "grand Alsacien" était Jacques Halbedel, né le 23 octobre 1859 à Mortzwiller (acte) dans le Haut Rhin. Le témoignage de Marguerite, le recensement de 1911 et la lettre du 13 novembre 1915 (ci-avant) de Prospérine à Alice (montrée ci-avant) laissent à penser qu'après la mort d'Arthur, Prospérine et Jacques vivaient comme mari et femme, sans être mariés. Mais qu'en est-il avant 1906 ? Jacques n'est cité nulle part... Arthur était-il réellement absent à l'époque de la naissance d'Eugène en 1894 ? Il est présent le 30 août pour la déclaration de naissance à la mairie, il est absent au baptème le 23 septembre suivant. Il a pu s'absenter quelques mois avant la naissance, même si ce n'est qu'au recensement de 1896 qu'Arthur est mentionné comme travaillant en dehors de la commune. De plus, il n'a même pas besoin de s'absenter pour ne pas être le père. Et peut-être est-ce à cause de cela qu'il s'est ensuite absenté ?

    Le fait que l'Alsacien était grand est un autre élément à prendre en compte. D'après leur fiche matricule militaire, Paul et Georges étaient petits, 1,64 m, Edouard de taille moyenne 1,70 m et Eugène grand, 1,74 m. Sans en être sûr, cela amène à croire que Jacques est le père d'Eugène et que bien avant d'entrer dans le foyer familial (il est absent des recensements de 1896 et 1901), Jacques fréquentait Prospérine depuis au moins 1893 / 1894 (Eugène est né le 31 août 1894). Il reste à s'interroger sur ce qui s'est passé quand Arthur est rentré au foyer, on ignore quand, après 1896 et avant 1908. Comment s'est-il "racommodé" avec Prospérine ? En 1866 dans la commune d'Atkirch (Haut-Rhin), une famille Halbédel a été recensée, comportant un enfant Jacques 7 ans, sa soeur George 15 ans, son père Georges 52 ans, journalier, et sa mère Elisabeth Wolff 46 ans (extrait). C'est lui, nous en savons un peu plus que sa mention sur une lettre et dans deux recensements. On peut remonter davantage, puisque ses parents se sont mariés à Aspach (Haut-Rhin) le 19 février 1846 (lien).

    Arthur est décédé à 60 ans le 9 septembre 1908 à St Martin de Bossenay (acte), Prospérine est décèdée trente années plus tard, le 24 septembre 1939, à 80 ans, aussi à St Martin.

    Marguerite Lemot parle de sa grand-mère Jacquemard : "Dans ses vieux jours, Prospérine était une vieille dame toute menue. Elle habitait avec son fils Georges et sa femme dans la maison accolée à celle de son frère Amédée. Cette maison était située à côté de la ferme des Renvoyé par où la petite fille Marguerite escaladait les sureaux pour se retrouver dans le tilleul de sa grand-mère. Pourquoi escaladait-elle ? Parce qu'elle aimait bien sa grand-mère qui n'avait plus toute sa tête mais qui racontait des belles histoires."




    Génération 3 - Paul né en 1883

  10. Paul Lemot sénior, frère d'Edouard, élevé avec Alice par ses grands-parents

      

    Un enfant élevé par ses grands-parents. Paul Prosper Lemot est né le 20 janvier 1883 à La Fosse Corduan (ici l'acte de naissance), à 2 km de Saint Martin de Bossenay. Ses parents Arthur Dalmer Lemot et Marie Prospérine Jacquemard s'étaient mariés onze mois plus tôt, le 20 février 1882 à Saint Martin de Bossenay. Paul a été baptisé à St Martin le 4 février 1883, son parrain étant son oncle Martin Prosper dit Amédée Jacquemard, sa marraine étant Esther Henriette Ployé (probable tante de Léopold) ( l'acte de baptème). Son cousin issu de germain, du côté Jacquemard, Léopold Ployé a été baptisé deux mois plus tard à St Martin (mais il n'est né ni à St Martin ni à La Fosse). Paul et Léopold ont passé leur première communion le 28 avril 1895 à l'église de St Martin. Pour une raison que l'on ignore, Paul n'a pas été élevé par ses parents mais par ses grands-parents maternels, Prosper Jacquemard (décédé après 1921, à plus de 83 ans) et Noémie Joffron (décédée en 1908 à 71 ans), au moins de 1886 (il a 3 ans) à 1911 (il a 28 ans).

    Rue de l'Eglise ou rue des Saillards à Saint Martin, il vit constamment avec eux et sa cousine germaine Alice, au moins de 1889 (elle a 2 ans) à 1906 (elle a 18 ans). Son grand-père vieillissant et sa grand-mère étant décédée en 1906, alors qu'il a 23 ans, Paul exerce le métier de bonnetier et devient le chef de famille. Alors qu'Alice va travailler à l'extérieur, le foyer acceuille Hégésippe Jacquemard, oncle de Paul.

    Paul comme Paul Dauphin. N'oublions pas le troisième Paul, de trois ans plus âgé que Paul junior, plus facile à nommer puisqu'il n'est pas un Lemot mais Paul Bourgeois. Ce prénom Paul vient du côté de la mère de Noémie Joffron : Thérèse Dauphin avait un frère Paul, qui était donc grand-oncle d'Amédée et Prospérine. Et pas n'importe quel oncle, car celui-ci avait une aura, il avait roulé sa bosse... Edme Paul dit Paul Dauphin, né en 1792 avait deux ans de plus que Thérèse. Il était un ancien soldat de Napoléon et pour cela était médaillé de Saint Hélène. A St Martin, il était marchand de bas en 1836, bonnetier en 1876. Marié avec Sophie Percollet depuis 1821, il était sans enfant. Le 2 octobre 1869, le curé de St Martin écrivit (sic) "J'ai appris que Paul Dauphin de St Martin ses casser une épaule". Puis, 8 jours plus tard : "Le 10 octobre à 3 heures après midi est décédé Paul Dauphin ancien soldat et maître d'école à l'âge de 78 ans, mort à la suite d'une chûte" (ici son acte d'inhumation, en présence de son neveu Eugène Joffron, frère de Noémie).

    Sur sa fiche matricule militaire, Paul est décrit comme ayant des cheveux et sourcils châtin clair, des yeux gris-verts, un front ordinaire, un nez moyen, un visage ovale, d'une taille de 1,64 m. Il aurait dû faire son service militaire en 1904 et 1905, ce fut ajourné pour "faiblesse" puis il fut exempté en 1906 pour "bronchite spécifique".

    Une carte postale, peut-être de 1908, de Paul à Alice

    Vertilly (aujourd'hui dans le regroupement communal Perceneige) est la commune de l'Yonne d'origine
    des Jacquemard. Le cousin Azarie Juillet cité est marié avec Marie Désirée Jacquelin, fille de Jean Jacquelin
    et Marie Anne Léonie Jacquemard, tante de Prospérine (lien entre Paul sénior et Marie Désirée).

    Une carte postale du 25 février 1915 de Paul à son oncle et parrain Amédée


     
    Est-ce une autre photo de Paul sénior ?
    Photo prise en 1913 à Romilly sur Seine. Sans doute la fanfare des sapeurs-pompiers de Romilly et des environs.
    Trois des quatre frères Lemot sont sur cette photo, Edouard, Georges et Eugène
    (Eugène debout à droite, Georges et Edouard assis en 2ème et 3ème position à partir de la droite)
    Elevé par un grand-père violoniste, le quatrième fils, Paul, jouait probablement d'un instrument et pourrait être là..
    Il est petit (1,64 m) et ressemble un peu à la photo du petit garçon de 6 ans, sa seule photo certaine.
    Exempté de service militaire en 1906 pour "bronchite spécifique", il pourrait être un peu chétif...
    Seul le musicien assis à gauche répond à cette description...
    + la même photo juste avant ou juste après.
    + le scan brut de la photo.


    Génération 3 - Paul né en 1883

  11. Le traumatisme familial de la mort de Paul sénior à la guerre de 1914-18

    Paul est décédé à la guerre le 9 octobre 1915 à Vimy dans le Pas de Calais, Sur sa fiche de décès, il est noté "tué à l'ennemi", il était chasseur de 2ème classe au 17ème bataillon de chasseurs alpins (chasseurs à pied sur sa fiche matricule). Pour ce bataillon, il était de coutume de sonner chaque matin le refrain du jour avant l'appel de la compagnie : "Cré nom d'un chien, nous voilà bien partis. Cré nom d'un chien, nous voilà bien ! ".

    Edouard annonce à Alice la mort de Paul en une lettre de deux pages, 1 et 2 + enveloppe :

      Jeudi le 28 octobre 1915

      Ma chère Alice,

      J'ai reçu ta lettre hier, ça m'a fait bien plaisir d'avoir de tes nouvelles et en même temps, comme de juste, j'ai eu le bel oeillet blanc et le billet de cinq francs que tu avais mis dedans. Je t'en remercie bien, heureusement que l'on va toucher bientôt cinq sous par jour, ça ne sera pas beaucoup, mais enfin ce sera toujours mieux, car quinze mois de campagne à un sous par jour, ça n'était vraiment pas assez. L'on n'a pas toujours de l'argent à dépenser, surtout quand on gagne plus.

      Tu me pardonneras si je ne t'ai pas appris tout de suite la mort de notre pauvre Paul. J'étais aux tranchées quand je l'ai su, j'ai envoyé une lettre à Maman et à Georges et Eugène ensuite. Je pensais que maman te le ferait savoir. J'ai su depuis comme ça lui est arrivé, il a été tué sur le plateau de Vimy, ils étaient une dizaine dans un petit poste avancé, quand une de ces grosses marmites, un 210, est venu tomber en plein sur leur poste et les a broyés. Il est enterré tout près de là au pied d'un buisson d'épines, mais pour y aller en ce moment ce n'est pas facile. Dès qu'on pourra y aller assez facilement et si nous sommes encore dans le secteur, j'irai voir l'endroit.

      Tout cela est bien triste et il serait bientôt temps que cela finisse, si cela dure encore longtemps, nous y resterons tous. J'ai eu ce jourd'hui des nouvelles de Georges et d'Eugène, je pense qu'il ne leur est rien arrivé depuis. Quant à moi, ça va toujours bien, la compagnie devait remonter aux tranchées hier et en place nous restons encore 18 jours au repos, et je t'assure que ça ne nous ennuie pas du tout. Quant aux journaux, nous en avons maintenant tant que nous voulons, mais ça ne fait rien. Je te remercie quand même.

      Ma chère Alice, je ne t'en dis pas plus pour aujourd'hui, je souhaite que ma lettre te trouve en bonne santé.

      je termine en t'embrassant.

      Ton cousin.
      Edouard Lemot
    (une "marmite" est un projectile de gros calibre envoyé par les Allemands en argot des tranchées ; les bombes de calibre 210
    contenaient 113 kg d'explosif, tirés par des canons de 10 km de portée, à la cadence de 2 coups par mn, photo, lien)

    Prospérine donne des détails à Alice sur la mort de Paul en une lettre de 4 pages, deux doubles, 4+1 et 2+3 :
      St Martin de Bossenay, le 13 novembre 1915

      Ma chère enfant

      Tu dois bien trouver le temps long, que je n'ai pas encore répondu à ton aimable lettre. Que veux-tu, j'étais tellement contrariée, et puis nous étions en train de faire les blés et tout cela me fait bien de l'ouvrage et me donne bien du mal. Mais enfin, quand on a la santé toute la peine n'est rien ; si tous les tourments de cette guerre finissaient seulement, mais on est toujours sur le qui-vive en attendant les nouvelles, toujours peur qu'elles n'arrivent pas.

      Ah Mon Dieu, quel cauchemar qu'une vie pareille. Quand donc que cela finira et que l'on soit un peu tranquille. Et puis surtout que les pauvres Enfants reviennent, mais c'est ce que personne ne sait.

      Tu me demandes des détails sur la mort de ton pauvre cousin Paul. J'ai reçu l'avis officiel le 3 novembre et c'est bien le 9 octobre qu'il a été tué devant Vimy, près de Souchez. Edouard a écrit au camarade de Paul pour lui demander des renseignements et savoir ce que ses papiers étaient devenus et dans quel cimetière il était enterré. Son camarade lui a répondu que, en fait de cimetière, c'était le bas de la côte de Vimy. C'était là qu'ils avaient enterré les morts car les allemands attaquaient et ils n'avaient que le temps de se sauver, eux-mêmes et les blessés. Personne ne s'était occupé de ses papiers, le pauvre Malheureux n'était même pas transportable, il était en morceaux. C'était un 210 qui était tombé sur le poste où il était, il en était bien sûr puisque c'est lui qui l'avait mis dans sa toile de tente et qu'il pensait avoir bien fait. Et, plus tard, s'ils avaient le bonheur de se revoir, qu'il lui donnerait d'autres détails. Voilà la lettre qu'Edouard m'a envoyée de son camarade.

      Ainsi tu vois, ma pauvre enfant qu'il n'y a pas grand doute à avoir de ce côté.

      Quant à ton grand-père, nous ne lui avons pas dit qu'il était tué le lendemain que nous avons reçu la lettre d'Edouard. Jacques a profité que j'étais à la messe pour lui dire qu'il était blessé. Alors, il s'est mis à pleurer et il lui a dit qu'il irait se jeter à l'eau. Alors Jacques lui a dit que Georges et Eugène avaient aussi été blessés et qu'ils étaient bien revenus. Toute la journée, il n'a fait que pleurer et le lendemain, il m'a demandé quand est-ce que l'on aurait de ses nouvelles. Je lui ai dit que cela dépendait où il se trouvait, que s'il avait été ramassé par les Français, on en aurait d'ici peu, mais que si il avait ramassé par les Allemands, on pourrait Être plusieurs mois sans en avoir, que cela dépendait où on l'aurait transporté. Et de cela, il le croit prisonnier.

      Quant aux nouvelles de tes autres cousins, je pense que ça va. J'en ai reçu d'Edouard mercredi, il me disait qu'il avait un peu de coliques, qu'il lui faudrait peut-être une ceinture de flanelle, qu'il n'avait rien touché à la compagnie. Ca fait que je lui ai envoyé son colis d'effets hier, gants, chemises, chaussettes et ceintures. J'en ai aussi reçues de Georges mardi, il est à l'ambulance pour une entorse au pied droit depuis le 1er novembre. Et d'Eugène, j'en ai reçues dimanche. Je pense en recevoir ces jours ci, lui c'est ses pieds qui recommencent à lui faire mal, il voudrait bien qu'il fasse sec au lieu de pleuvoir.

      Ton père est en ce moment à la Machine et il va toujours chez Guinand quand il n'a pas de journée. Jacques, ton grand-père ainsi que ta mère te souhaitent bien le bonjour. Ta tante qui t'embrasse.

      Vve Lemot.

    Paul sénior est mort à 32 ans, laissant une grosse interrogation sur le déroulé de sa vie : pourquoi a-t-il été élevé par ses grands-parents et non par ses parents ? De façon paradoxale pour être décédé jeune et officiellement sans enfant, Paul sénior peut être considéré comme un pivot de cette page : il est à la fois frère biologique d'Edouard et frère adoptif d'Alice avec qui il a grandi... chez Prosper et Noémie, les racines communes à Alice, Paul et Edouard. Sans oublier que c'est la découverte des lettres ci-dessus d'Edouard et Prospérine à Alice parlant de la mort de Paul, gardées par les descendants d'Alice, qui est à l'origine de la création de la présente page.



    Génération 3 - Berthe née en 1894 et Léon né en 1891

  12. Qui est le père biologique de Paul Lemot junior ?

    Pour ne pas mélanger les deux Paul Lemot, Paul Prosper Lemot et son neveu officiel Paul Maurice Lemot sont ici nommés Paul Lemot sénior et junior.

    Le 23 septembre 1912 est né à Saint Martin de Bossenay un bébé nommé Paul Maurice Renvoyé, de père inconnu, ayant pour mère Berthe Renvoyé (les deux copies de l'acte de naissance : 1 2). Le 24 décembre 1912, à St Martin, Berthe signe un "acte de reconnaissance" de l'enfant. Le 10 décembre 1917, à St Martin, Edouard Lemot épouse sa voisine Berthe Renvoyé et reconnaît l'enfant qui devient Paul Maurice Lemot (acte en trois pages : 1 2 3.

    Paul Lemot sénior est-il le père de Paul Lemot junior ?. Marguerite, soeur cadette de Paul junior, pensait que le père biologique de Paul junior était Paul sénior. La chronologie des événements confortait cette hypothèse : en 1912, Paul n'aurait pas voulu reconnaître l'enfant, il est tué en 1915 et deux ans plus tard, en permission, un an avant la fin de la guerre, cinq après la naissance, Edouard épouse Berthe et reconnaît l'enfant. Il est logique de penser que si Edouard était vraiment le père, il n'aurait pas attendu 5 ans pour épouser Berthe et reconnaître son fils. C'est la mort de Paul qui l'aurait décidé. à devenir père adoptif de son neveu. Et nous allons voir maintenant que, malgré la vraisemblance de l'hypothèse, Marguerite avait tort : non, Paul sénior n'est pas le père de Paul junior.

    Scoop : 102 ans après l'adoption de Paul junior par Edouard, on découvre qui est son père biologique ! Le 5 novembre 2019 (jour aussi de la découverte de la photo de 1889), alors que la présente page est commencée depuis quelques jours, alors que l'on croyait que Paul sénior était le père biologique de Paul junior, un descendant d'Alice a trouvé une lettre du 14 mai 1912 déchirée au fond d'un carton avec, dans la marge, une confidence révélant le père de Paul :


    On peut ainsi compléter la phrase : "Peut-être ta mère t'a mise aussi au courant que Berthe Renvoyé était enceinte de
    Léon Flogny et il paraît qu'il ne veut pas reconnaître l'enfant
    " + la lettre déchirée en deux doubles pages : 4+1 2+3
    C'est certainement (à comparer l'écriture avec celle de la lettre ci-dessus du 13 novembre 1915) une lettre de Prospérine à sa nièce Alice.


    Qui est Léon Flogny, le père biologique de Paul junior ? Comme l'indique sa fiche matricule militaire, Léon Léonard Flogny est né le 22 août 1891 à St Martin et a donc trois ans de plus que Berthe. Ses parents sont Louis Flogny (décédé le 7 février 1905 à St Martin, acte) et Léonie Eloïse Bigot, dont aucune trace n'est facilement disponible. Sans doute étaient-ils de passage à St Martin, où aucune famille Flogny ou Bigot ne semble être restée longtemps. L'analyse des tables décennales de Saint Martin de Bossenay montre qu'il aurait eu trois soeurs, Aristide Héloïse Camille Flogny (née vers 1884 à Fay lès Marcilly ?), mariée le 2 mars 1905 avec Louis Adolphe Fourré, Louise Yvonne Trimante née le 26 avril 1887, mariée le 10 juillet 1906 avec Paul Maximin Rigault (d'où une fille Geneviève Rigault, née en 1917 à Nogent sur Seine, mariée avec Yves Paul André Jausseran en 1936 à Cannes), et Hélène Poliscenne née le 22 septembre 1893, mariée en 1912 à St Martin avec Gustave Rozé (lien) dont le petit-fils Gérard Rozé fut maire de St Martin élu en 1995 et 2001 (son père, prénommé Léon comme son oncle, était donc biologiquement un cousin germain de Paul junior) .

    Léon Flogny a été incorporé dans l'armée le 9 octobte 1912, quinze jours après la naissance de Paul Lemot junior, il a alors 21 ans. Il devient canonnier. Après la fin de la guerre 14-18, il reste dans l'armée et change de bataillon en août 1919. Sa fiche de décès indique qu'il est mort pour la France le 15 décembre 1919, à l'hôpital militaire temporaire de Zuydcoote (Haute-Marne), d'une "maladie contractée au service, cachexie consécutive à des lésions pulmomaires", c'est-à-dire la tuberculose, assez fréquente à cette époque, probablement contractée dans les conditions difficiles de vie dans les tranchées. Sans doute avait-t-il appris, deux ans plus tôt, le mariage de Berthe et l'adoption de son fils. A Saint Martin, où il a été enterré, il est inscrit sur les morts de la commune aux côtés de Paul Lemot senior et de 14 autres jeunes hommes (notamment sur le monument aux morts de la commune et sur cette liste).


    La probable photo de Léon Flogny
     
    Sur la carte postale, prise semble-t-il à St Martin devant le pont sur l'Ardusson, Berthe Renvoyé est debout au milieu de la barque.
    Le cachet de la poste indique le 6 décembre 1911. On peut donc supposer que la photo daterait de 1911 ou 1910...
    Ce serait la période des amours entre Berthe et Léon, puisque Paul junior est né le 23 septembre 1912.
    Et on sait que Léon, avec son 1,55 m, était petit, comme le jeune homme si proche de Berthe...
    Au verso de cette carte, l'expéditeur, Paul, Edouard ou Eugène, demande à la destinatrice, Alice :
    "Tu me diras si tu reconnais les personnes qui sont sur cette carte".


    Paul Lemot junior à 11 ans en 1923 (origine photo de classe, N°22)

    Paul junior savait. Cette découverte de 2019 était connue depuis longtemps par Paul et ses enfants. Paul avait même des liens avec les Rozé et les Flogny de Fay lès Marcilly, mais cela se savait très peu. On se rend compte de la façon dont ce "secret de famille" a été enfoui. La première génération sait et se tait. Hormis les enfants, la seconde tente de deviner (Paul junior est quand même né cinq ans avant le mariage de ses parents...) et on fait croire aux plus curieux, mais il ne faut pas le dire, que le père biologique est un frère décédé du père adoptif, ce qui ne change pas grand chose (notamment, en généalogie, ce sont les mêmes ascendants). Et la génération suivante ne sait rien du tout ou croit à l'information retouchée. Sauf à découvrir une vieille lettre déchirée au fond d'un carton oublié dans un grenier... Retenons l'attitude ouverte de Berthe qui a dit à son fils la vérité sur ses origines, à défaut de le dire à ses filles.


    Génération 3 - Edouard né en 1884 et Berthe née en 1894

  13. Edouard Lemot et Berthe Renvoyé, leurs jeunes enfants Paul junior, Rose et Marguerite

    Edouard Ambroise Lemot est né à La Fosse Corduan le 7 décembre 1884, fils d'Arthur Lemot et Prospérine Jacquemard (acte de naissance). Alors que son frère aîné Paul est élevé par ses grands-parents Jacquemard, Edouard, comme ses frères cadets Georges et Eugène, est élevé par ses parents, sachant que, alors qu'il avait une dizaine d'années, son père part travailler à l'étranger. Sur l'acte de baptème d'Edouard, le 15 août 1885 à St Martin, les parrain et marraine sont inversés. La marraine est Adélaïde Driat tante de Léopold Ployé.

     
    Du 10 octobre 1905 au 5 avril 1907, Edouard fait son service militaire + double de la photo de gauche.
    Extrait de sa fiche matricule (prenant en compte la période 14-18) :
    "Excellent mitrailleur d'un courage et d'un sang-froid et d'un dévouement à toute épreuve".
    On a vu précédemment la lettre du 28 octobre 1915 où, suite à la mort de son frère Paul et à ce qu'il voyait
    autour de lui, Edouard écrivait à Alice son pessimisme : "Si cela dure encore longtemps, nous y resterons tous".

    Le 10 décembre 1917 à Saint Martin de Bossenay, Edouard, cultivateur, épouse Berthe Marie Renvoyé (acte de mariage en trois pages : 1 2 3). Edouard a alors 33 ans, Berthe 23 ans, née le 2 mars 1894 à Saint Martin de Bossenay, fille d'Abraham Onésime dit Onésime Renvoyé et Marie Ozéline dite Ozéline Herluison vivant à St Martin (acte de naissance).

    Son acte de baptème, le 20 avril 1884 à St Martin, indique que ses parrain et marraine sont Camille Bouhenry, le futur député-maire, et sa femme Exire Renvoyé. La page Wikipédia de Camille Bouhenry : "homme politique français né le 23 novembre 1873 à Saint-Martin-de-Bossenay (Aube) et décédé le 15 juillet 1942 à Saint-Martin-de-Bossenay. Agriculteur, il est investi dans diverses organisations agricoles et est vice-président de la Chambre d'agriculture. Maire de Saint-Martin-de-Bossenay en 1904, il est député de l'Aube de 1927 à 1932, inscrit au groupe des Républicains de gauche." + article de l'Express du Midi du 13 juin 1927 sur l'élection dont il sortira vainqueur.


    Vers 1890 Ozéline seule puis Ozéline et Onésime, les parents de Berthe. En 1925 puis 1936, Camille
    Bouhenry, parrain de Berthe, avec sa troisième épouse Charlotte Bienaimé (sa première femme Exire
    Renvoyé était cousine germaine d'Onésime, lien, acte de mariage paroissial).

    Cinq ans avant son mariage, Berthe avait eu un fils, Paul Lemot junior, dont le père biologique, Léon Flogny (voir précédemment) décède en 1919 des suites de la guerre 14-18. Au mariage Edouard adopte Paul. A St Martin, le couple aura ensuite deux enfants, Rose le 18 avril 1920 et Marguerite Marie le 26 septembre 1928. Ils ont aussi eu une autre fille, Marguerite Berthe, qui a vécu un mois et demi, née le 22 mai 1927 et décédée le 4 juillet 1927. Edouard, Berthe et les enfants vivent dans la ferme des parents de Berthe, Onésime et Ozéline, Edouard prenant le relai d'Onésime quand celui-ci vieillit. Il meurt en 1940, à 76 ans, et Ozéline en 1949, à 84 ans.

      
    Edouard Lemot vers 1910 puis en 1913 tambour de la fanfare, Berthe Renvoyé vers 1920.


    Edouard cultivateur. A son mariage avec la fille unique d'un propriétaire terrien, Edouard devient
    cultivateur et va progressivement reprendre la ferme Renvoyé de ses beaux-parents.
    [photo vers 1935 de la page "Le travail de la terre"]


    28 avril 1925, mariage de Paul Crossette (futur père d'un maire de St Martin) avec Germaine fille de Camille Bouhenry (maire de St Martin,
    derrière la mariéé) Berthe Renvoyé est une cousine issue de germain de la mariée (sa mère Exire Renvoyé est à droite de son père).
    De plus, Edouard a été longtemps conseiller municipal de St Martin. Il est ici avec son épouse Berthe Renvoyé et sa fille Rose, 5 ans
    (gros plan ci-dessous). Depuis 1799, les maires de Saint Martin de Bossenay sont reliés par des liens de cousinage,
    voir cet arbre généalogique (Berthe est une petite-nièce de Siméon).

      
    Rose Lemot le 28 avril 1925 puis vers 1930 et en 1936.

       
    Sur le site "Mémoire de Saint Martin de Bossenay", on trouve des photos de groupe, de 1932
    avec Rose (12 ans) N°57 et Marguerite (4 ans) N°51, du 24 octobre 1933 (spectacle
    Jeanne d'Arc) avec Rose Lemot (13 ans) en N°8, de 1936 avec Marguerite (8 ans) N°17.

       
    1932 environ, Berthe, Edouard et leur fils aîné Paul junior. 1936, Marguerite seule et avec ses parents.


    Mariage de Paul Lemot junior et Sylvaine Hérard le 8 février 1936 à Saint Martin de Bossenay.
    Le marié a 23 ans, la mariée, une lointaine cousine née à Pars lés Romilly (acte), a 18 ans.
    Louis Vergeot est un cousin germain de la mariée (lien de leurs parents).
    Il sera plus tard le père de Claudine et Claude qui épouseront deux petits-­enfants d'Edouard, Alain et Mireille.


    Edouard et Berthe dans les années 30.

       
    1936, 1939 et 1944. Paul Lemot junior et Silvaine Hérard, leur fille aînée Françoise, puis leur fils Alain et leur fille Ghislaine.
    Françoise et les faiblesses pulmonaires des Lemot
    Françoise Lemot est décédée en 1945 à l'âge de 8 ans d'une méningite apparemment consécutive à une insuffisance pulmonaire mal soignée. Vingt ans plus tôt, en 1927, Marguerite Berthe, le bébé décédé à un mois et demi, soeur de Paul junior et Rose, était aussi décédée d'insuffisance respiratoire. Elle aurait été sauvée avec des moyens modernes. La fille suivante d'Edouard et Berthe, Marguerite Marie, a eu aussi deux graves alertes ; heureusement, Edouard avait pris la précaution de garder une bombonne d'oxygène... De génération en génération, sous forme d'asthme ou sous d'autres formes, de Paul Lemot sénior à quelques arrière-petits enfants d'Edouard, certains descendants d'Arthur Lemot et Prospérine ont eu des difficultés respiratoires passagères, plus ou moins récurrentes.

       
    Rose avant son mariage en juin 1938. Rose en 1939 avec son mari André Massey (photo) et leur enfant Jean-Noël.
    1941, Marguerite, 13 ans, et son neveu Jean-Noël. 1943, Rose avec sa soeur Marguerite et
    ses deux enfants Jean-Noël et Bernadette.

    André Massey, né à Saint Martin en 1914 (lointain cousin de Rose) (fils d'Adrien Massey et Marguerite Bossuat, descendante des Jacquemard et des Hennequin de Troyes), est décédé le 8 janvier 1943, des suites de la guerre 1939-1944. Rose se remariera le 26 juillet 1944 avec Gustave Oudin, dit Tatave. Il est né à Paris en 1915 d'un père mort peu après à la guerre, sans l'avoir reconnu. Sa mère Augustine Binet, originaire de l'Aisne (ascendance), s'est ensuite remariée en 1925 avec Octave Oudin, qui a adopté Gustave et lui a donné son nom de famille.


    Génération 3 - Edouard né en 1884 et Berthe née en 1894

  14. Edouard Lemot et Berthe Renvoyé, leurs enfants âgés Paul junior, Rose et Marguerite

    Edouard Lemot et Berthe Renvoyé ont eu 3 enfants et 17 petits-enfants :

     
    21 juin 1947, mariage de Marguerite Lemot et Jules Champion


    En 1947, Berthe, 53 ans, avec sa mère Ozeline Herluison et son petit-fils Francis.

    Berthe Renvoyé décéde à St Martin le 9 février 1953, à l'âge de 58 ans. Edouard reste ensuite à Saint Martin de Bossenay, son fils Paul ayant repris la ferme. Après avoir fait deux infarctus, Edouard se retire à La Fosse chez sa fille Rose.

     
    Fin 1952, Edouard, sa fille Marguerite et ses petites filles Claudette (2 ans), Mireille (4 ans) et Marie-France (1 an).

     
    Vers 1954, communion de Bernadette, petite-fille d'Edouard, qui est présent avec son frère Georges.
    Rangée du haut : Gustave à gauche, Paul avec le chapeau puis Georges. Rangée du milieu : à gauche Georgette,
    Rose, Edouard, Bernadette. Les enfants en bas : Ghislaine, Alain, Christian, Gilles.
    En 1958, Edouard et ses petits-enfants Michel et Mireille, en compagnie de Georgette, Eugène, la soeur de Georgette, Rose.

     
    Vers 1958, Edouard, ses deux filles, ses deux gendres, son frère Eugène, sa belle-soeur Georgette et neuf de ses petits enfants :
    (rangée du milieu) Jean-Noël, Gilles, Mireille, Christian, (rangée du bas) Claudette, Marie-France, Michel, les jumeaux Régis et Bernard.
    A droite Edouard entouré de Jules, Marguerite et leur fils Bruno, au mariage de Bernadette le 5 mai 1961.

      
    Paul, Sylvaine et Edouard au mariage de Francis le 20 avril 1968. Gustave et Rose au mariage de Gilles le 5 juillet 1969.


    Edouard a longtemps été conseiller municipal à St Martin. Ici, avec sa moustache, lors d'une animation.

     
    En 1957, Edouard, 73 ans, avec son petit-fils Jean-Paul. En 1964, Edouard, 80 ans, avec son arrière petit-fils Claude, fils de Bernadette.

    Edouard décède à La Fosse chez sa fille Rose le 16 janvier 1969, à l'âge de 84 ans. Plus tard, Rose s'est aussi beaucoup occupée d'Eugène. Elle était employée communale à La Fosse Corduan. Un article de l'Est-Eclair du 4 mai 1986 présente une photo de son départ en retraite, son mari Gustave ("Tatave") à ses côtés, Eugène était alors encore vivant.


    Génération 3 - Alice née en 1887 et Lucien né en 1880

  15. Alice Jacquemard et Lucien Bourgeois, leur fils Paul Bourgeois

    Alice Martine Jacquemard est née le 15 juillet 1887 à La Fosse Corduan, fille unique de Martin Prosper dit Amédée Jacquemard et Noémie Durut (acte de naissance avec pour témoin son oncle Arthur Lemot, meunier). Son acte de baptème, du 4 septembre 1887 à St Martin indique pour marraine Berthe Chapelle, cousine issue de germain d'Alice du côté Durut, avec pour arrière grands parents communs Abdon Dantigny et Marie Catherine Charpentrat. Deux ans plus tard, en 1889, Berthe Chapelle, née en 1872, s'est mariée à St Lupien avec Eugène Romain. Comme indiqué précédemment, dès l'âge de deux ans, Alice est élevée par ses grands-parents paternels Prosper Jacquemard et Noémie Joffron, avec son cousin Paul Lemot sénior, de 4 ans son aîné.

     
    Alice et ses grands-parents Jacquemard, puis avant son mariage, probablement autour de 1912 (elle a alors 25 ans)
    quand elle habitait Troyes au 95 faubourg Croncels chez M. Jorry. En 1915, elle habitait Asnières au 44 rue J. J. Rousseau.

    Un amoureux transi d'Alice.... Etant restée longtemps célibataire, Alice a eu des prétendants. Elle a gardé la lettre de l'un d'entre eux, qui, en 1910, voyait son "image toute la nuit". Il s'appelait Abel Viltet. Une vingtaine d'années plus tard, Le Petit Troyen le cite à plusieurs reprises dans les faits divers de Buxières sur Arce, pour un attentat à la pudeur les 25, 26, 29 mars 1933 : 1 2 3 ; et le 4 août 1933 : 4. Abel Viltet est décédé en 1960, à 81 ans, à Brienne le Château (Aube).

    A cette époque, quand on était éloigné, on communiquait en s'écrivant des cartes postales. En voici reçues par Alice, envoyées par ses cousins, deux par Georges : 1 (le 18 octobre 1908) 2 (le 8 novembre 1908) ; trois par Eugène : Eugène : 1 (1908) 2 (en 1912) 3 (pendant la guerre 1914-18) ; et deux lettres de trois et deux pages su 18 novembre 1910 et du 9 décembre 1910 par Berthe Renvoyé : 1 2 3 4.

    Alice s'est mariée le 30 octobre 1920 à Saint Lupien avec Hector Lucien dit Lucien Bourgeois, né à Saint Lupien le 10 septembre 1880, fils d'Onésime Bourgeois, cultivateur, et Ozéline Vaillant (son acte de naissance). Elle a 33 ans, il a 40 ans, ils sont cousins à la 7ème génération par les Dauphin et les Hennequin (leurs cousinages). Lucien fut cultivateur, épicier, assureur, Alice couturière et épicière.

     
    Alice Jacquemard, Lucien Bourgeois et leur fils Paul Bourgeois le 26 novembre 1927
    au mariage de Georges Lemot,cousin germain de même âge qu'Alice, 40 ans cette année là.


    1934, excursion à Lourdes, Lucien Bourgeois, époux d'Alice, est derriere le "E" de "GARAGE".

    Un an et demi après leur mariage, Alice et Lucien ont eu un fils, resté unique, Paul Bourgeois, né le 14 avril 1922 à Saint Lupien. Il porte le prénom de son oncle Paul Lemot sénior décédé à la guerre sept années plus tôt.

    Alice est décédée à Saint Lupien le 5 février 1930, âgée de 43 ans.Elle aurait été emportée par un cancer, un an après une promenade en bateau avec Paul. L'embarcation se serait retournée. Alice sauvé de la noyade aurait eu très peur et cette peur aurait généré un cancer. Légende familiale ? Il est sûr que Paul avait très peur de l'eau, il refusait de se baigner dans une rivière, lac ou même une piscine.

    Le 25 octobre 1930 à Saint Lupien, Lucien s'est remarié avec Amélie dite Aimée Audinot, épicière, née en 1886. Celle-ci a fait le ménage dans les vieilles photos, si bien que, au grand regret de Paul, il n'y en a pratiquement pas d'Alice, seulement celles ici montrées.

       
    Lucien après le décès d'Alice en 1934 et en 1952 avec sa seconde épouse Amélie Audinot.
    A droite, Paul Bourgeois, le second Paul, entre Paul sénior et Paul junior,avant son mariage.

    Le 2 août 1952 à Bérulle, dans l'Aube, Paul Bourgeois, fils d'Alice et Lucien, a épousé Yolande Breugnot, née en 1931 à Bérulle. Ils ont eu deux enfants, Gérard, né en 1953, et Catherine née en 1963.

     
    1952, le mariage de Paul Bourgeois et Yolande Breugnot

    Lucien Bourgeois est décédé à Troyes le 12 août 1955 à l'âge de 74 ans, Amélie Audinot y est décédée le 6 mars 1956, à l'âge de 69 ans.


    Génération 3 - Georges né en 1887 et Léonie née en 1894

  16. Georges Lemot et Léonie Dorr, mariés tardivement

    Georges Arthur Lemot est né à La Fosse Corduan le 10 octobre 1887 (acte), la même année que sa cousine Alice Jacquemard. Il est baptisé en l'église de Saint Martin le 1er novembre 1887 (acte). Son père Arthur Lemot étant longtemps absent à l'étranger, il a surtout été élevé par sa mère Prospérine Jacquemard, avec son frère aîné Edouard et son frère cadet Eugène, le troisième frère, l'aîné Paul sénior étant élevé par les grands-parents maternels. Sa fiche matricule militaire révèle qu'il a fait son service militaire du 6 octobre 1908 au 25 septembre 1910.


    Le 8 octobre 1908, deux jours après avoir été incorporé dans l'armée, Georges écrit à sa cousine Alice,
    lui disant notamment qu'il n'aime pas la ville de Toul. + autre carte du 8 novembre 1908.

     
    Georges vers 1909, à son service militaire, puis en 1913 dans la fanfare de St Martin.

    A la guerre de 14-18, Georges fut blessé le 27 septembre 1914 et fait prisonnier le 26 juillet 1917 au "chemin des dames", libéré le 3 février 1918. On y trouve cette mention : "Très bon soldat qui s'est offert spontanément pour observer en avant de la 1ère ligne les mouvements de l'ennemi".

    Georges a été bonnetier, cultivateur, magasinier. Il se marie à Saint Martin de Bossenay le 26 novembre 1927 avec Léonie Dorr, née le 8 octobre 1894 à Troyes (son acte de naissance). Elle était bonnetière, fille de Frédéric Dorr, bonnetier, et Léonie Marquot. Marcel Dorr, frère de Léonie de six ans plus âgé, est mort en 1916 à la guerre. Il s'était marié, en 1914 à St Martin, avec Eugénie Gastinel qui s'est ensuite remariée, le 24 juillet 1920 à St Martin avec Léopold Ployé, le cousin de Georges. C'est probablement ainsi que Georges a connu Léonie. Au mariage, le marié a 40 ans, la mariée 33 ans. Ils n'auront pas d'enfant.


     
    26 novembre 1927, le mariage de Georges et Léonie, photo de groupe déjà présentée précédemment et photo de couple.

    Sur la fin de sa vie (elle est décédée en 1939), Prospérine vivait chez son fils Georges et sa bru Léonie. Edouard et Georges étaient alors fâchés, on ne sait pas pourquoi. On ne connaît que ces propos, déjà cités pour le début, de Marguerite, fille d'Edouard, nièce de Georges, qui avait 11 ans au décès de sa grand-mère Prospérine en 1939 : "Dans ses vieux jours, Prospérine était une vieille dame toute menue. Elle habitait avec son fils Georges et sa femme dans la maison accolée à celle de son frère Amédée. Cette maison était située à côté de la ferme des Renvoyé par où la petite fille Marguerite escaladait les sureaux pour se retrouver dans le tilleul de sa grand-mère. Pourquoi escaladait-elle ? Parce qu'elle aimait bien sa grand-mère qui n'avait plus toute sa tête mais qui racontait des belles histoires. Et puis la tante Léonie lui faisait écouter de la belle musique sur son phonographe (la chanson des blés d'or, des airs d'opéra...). Et parce qu'elle n'avait pas le droit de passer par la porte, ses parents Lemot étant brouillés avec l'oncle Georges et la tante Léonie (sans doute pour des questions d'héritage...)."


    Georges et Léonie le 21 juin 1947, au mariage de leur nièce Marguerite.

    Cette brouille entre Edouard et Georges explique que l'on ait peu de photos de Georges et Léonie. Il y en a davantage pour Eugène, qui, est décédé très âgé et est resté près de St Martin, à La Fosse, alors que Georges et Léonie s'installaient à Troyes. Ils y sont décédés, Georges le 23 mai 1969, à l'âge de 81 ans, et Léonie en 1898, à l'âge de 94 ans.

     
    Georges vers 1954, à la communion de sa petite-nièce Bernadette. A côté de lui, très probablement, Léonie.
    A droite, Georges le 5 mai 1961 au mariage de sa petite-bièce Bernadette.

     
    A St Martin, les anciennes maisons d'Edouard et de son frère Georges en 2005, l'une à côté de l'autre (mêmes bâtiments au fond)
    (sur la seconde photo, Mireille, petite-fille d'Edouard)


    Génération 3 - Eugène né en 1894 et Georgette née en 1884

  17. Eugène Lemot et son infirmière Georgette Piron, leur tortue Caroline et autres amis

    Eugène Henri Lemot est né le 30 août 1894 à Saint Martin de Bossenay, fils d'Arthur Lemot et Prospérine Jacquemard (acte), baptisé le 23 septembre 1894 (acte), son parrain étant Clémentin Ployé, représenté par son frère Léopold. Comme expliqué précédemment, il est très probable que son père biologique soit Jacques Halbedel, né dans le Haut Rhin, qui durant l'absence d'Arthur et après son décès, habitait avec sa mère et ses frères Edouard et Georges, alors que l'aîné de la famille de quatre garçons, Paul sénior, vivait chez les grands-parents Jacquemard. On ne sait pas si Eugène a appris l'identité de son père biologique.

     
    En 1912, Eugène, 18 ans, écrit à sa cousine Alice, 25 ans, qu'il renonce à aller
    à Troyes deux fois par semaine pour participer aux répétitions de trompette.
    + deux autres cartes d'Eugène à Alice :  1 (1908) 2 (pendant la guerre 1914-18)
    A droite Eugène dans la fanfare de St Martin en 1913.

    Selon sa fiche matricule militaire, il est incorporé dans l'armée le 3 septembre 1914. A cinq reprise Edouard a été blessé. Il avait la moitié du visage paralysé, avec un oeil en moins. Il a vécu avec un éclat d'obus dans le corps. Extraits de sa fiche : "En plein combat et dans une situation difficile, il a contribué à arrêter net et à disperser une violente contre-attaque et à enrayer le mouvement que l'ennemi masquait derrière un rideau d'hommes levant les bras. Le 4 décembre 1916, après avoir traversé le canal de la Sambre fortement défendu par l'ennemi, s'est porté brillamment à l'attaque, a contribué à la désorganisation des résistances ennemies, à la capture de nombreux prisonniers, d'un important matériel, dont plusieurs pièces d'artillerie. Le 17 juillet 1917, sous un violent bombardement, a gardé tout son sang-froid et a très efficacement contribué par la précision de son tir à arrêter une tentative d'attaque ennemie".

     
    Les blessés et leurs infirmières, la destinée croisée d'Eugène et Georgettte.
    C'est à l'hôpital où il se remet de ses blessures de juillet 1917 que le bel Eugène, 23 ans, rencontre la petite Georgette, 33 ans...
      

    Eugène s'est marié le 19 janvier 1918 à Givry (Saône et Loire) avec Rose Marie Georgette dite Georgette Piron, née en 1884 à Besançon (Doubs).

      
    1918, Eugène et son infirmère Léonie devenue épouse. A droite avec la très belle broderie qu'elle a confectionnée.

     
    Dans les médailles d'Eugène, figure sa croix de guerre et celle de son "frère Paul mort au champ d'honneur en 1915".


    Vers 1935, Eugène et Georgette habitaient Clermont, dans l'Oise.


    Eugène et Georgette et leur différence de tailles. A gauche en 1927 au mariage de Georges
    (Paul junior entre eux), à droite en 1936 au mariage de Paul junior.


    Au centre Eugène, Georgette et leur nièce Marguerite. Vers 1936.

    La tortue Caroline Eugène a lontemps été gardien de prison à la centrale de Clairvaux. Avec Georgette, décédée dans les années 1960-1970, il s'était ensuite installé à La Fosse et y est resté jusqu'à son décès, entouré de sa nièce Rose et de sa petite-nièce Mireille. Eugène et Georgette aimaient beaucoup les animaux et vivaient avec une petite ménagerie, notamment trois chiens et la tortue Caroline. Celle-ci hibernait l'hiver dans la maison et vivait l'été dans le jardin, retenue par une chaîne accrochée à sa carapace. A la fin de l'hiver, Georgette mettait à côté d'elle une feuille de salade. Quand elle était mangée, Caroline était installée dans le jardin. Elle avait plus de 150 ans...

       
    1958, 1960, 1969 (mariage de Gilles), 1972 environ, Eugène et Georgette devant leur maison, avec la soeur de Georgette au centre.
    Le chien noir, sur la photo du milieu, était particulièrement fidèle et a vécu très vieux.


    Eugène le 24 juillet 1976 au
    mariage de son petit-neveu Régis.

    L'Est-Eclair du 11 novembre 1988, Eugène, 93 ans, est entouré de
    son neveu Paul junior à gauche, Gustave et sa nièce Rose à droite.


    Eugène Lemot, peu avant son décès en février 1989 à L'hôpital de Nogent sur Seine, à 94 ans.

    Le livre "Prosper et Noémie"
    Un an et demi après la rédaction de cette page, la préparation d'un livre a permis d'étendre les investigation. Sur un format 21 x 21 cm, en 114 pages, il va bien au-delà de ce qui est présenté sur cette page (qui garde son intérêt pour présenter des documents originaux complets). Voici sa version pdf intégrale (366 Mo, un peu long à télécharger) dans la version finalisée en septembre 2021. Pour obtenir une version papier (prix environ 16 euros), voir la dernière page du pdf et me contacter. La version pdf restera accessible ici. A. B.

    Avant la publication (familiale) du livre, cette page était privée et confidentielle, seulement accessible par le lien direct pressibus.org/jacquemard (ou pressibus.org/gen/jacquemard). A partir de la date de publication, juillet 2021, cette page est devenue semi-publique, c'est-à-dire qu'elle est accessible à partir de la page publique d'accueil pressibus.org/gen (connue surtout des généalogistes), mais reste inaccessible aux moteurs de recherche.

    Alain Beyrand, alain@pressibus.org
    Dossier réalisé en novembre 2019
    Si vous trouvez un lien public pointant
    sur cette page, merci de me le signaler.
    Lien pour aller sur mon site généalogique.