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Le mariage de Georges Lemot et Léonie Dorr
Le 26 octobre 1927, à Saint Martin de Bossenay. Debout derrière : Léopold Ployé (cousin Jacquemard issu de germain d'Alice et Edouard), son épouse Eugénie Gastinel, X, Edouard (43 ans) et Berthe (33 ans), leur fils Paul Lemot (15 ans). Debout devant : Alice (40 ans) et Lucien (47 ans), x, les mariés (40 et 33 ans), Eugène (33 ans) et Georgette (43 ans), X. Assis : X, Paul Bourgeois (5 ans), fils d'Alice, Rose Lemot (7 ans), fille d'Edouard, Prospérine (69 ans), mère d'Alice et Edouard, X, X, X. (les X sont probablement de la famille de la mariée). Des cinq petits-enfants de Prosper et Noémie, il ne manque que Paul sénior, décédé à la guerre de1914-1918. Leur fille Prospérine est là, leur fils Amédée est absent (pour une raison inconnue, il décède après 1930). |
Les Joffron descendent de Charlemagne et des pharaons (les Jacquemard aussi, probablement, mais on ne sait pas comment). Les liens sont multiples, voici ci-contre, parmi d' autres, une ascendance pour aller à Charlemagne, et, parmi d' autres, une ascendance pour aller au roi de Babylone Sargon II, qui vivait il y a 2700 ans. Comme expliqué ici, on peut remonter bien plus loin, au delà de Ramsès II.
La grand-mère maternelle de Noémie Joffron s'appellait Marie Anne Angélique Hennequin. C'est par la difficile découverte des parents de l'un de ses ascendants Françoys Hennequin (décédé en 1648 à Troyes) qu'il a été possible dans un premier temps d'accéder au monde des bourgeois de Troyes (encadrés ci-dessous) puis de remonter si loin.
Pour trouver les origines géographiques des ascendants d'Alice et Edouard aux alentours de 1600, on se reportera aux lignes notées "Jacquemard" sur cette page des origines. Pour trouver les ascendants et cousins remarquables d'Alice et Edouard, on se reportera aux lignes notées en vert "Jacquemard" sur cette page des cousinages. Ce sont à la fois les ascendances de Prosper Jacquemard et Noémie Joffron.
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Un riche marchand
Jean Festuot, ascendant de Noémie, marchand drapier, bourgeois de Troyes, né vers 1440, décédé après 1500,représenté sur un double vitrail de la cathédrale de Troyes avec ses deux fils et, derrière eux, sa femmes Denise Chapelain et ses trois filles, sous le patronage de saint Jean et saint Denis. Légende : "Jehan Festuot l'ainé marchand et bourgeois de Troyes". est |
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1429, rencontre avec le roi de France Charles VII et Jeanne d'Arc
Huet Lesguisé le Jeune était un bourgeois de Troyes ancêtre de Noémie, fils du Grand Huet et frère de Jehan Lesguisé alors évêque de Troyes. Jeanne d'Arc avait délivré Orléans et accompagnait le roi de France Charles VII se faire couronner à Reims, en traversant des terres ennemies tenues par les Bourguignons. Troyes était la première ville à conquérir. Le roi et la pucelle entreprirent d'en faire le siège tout en parlementant avec l'évêque et les bourgeois de la ville, dont Huet le Jeune et ses beauxfrères. Ces négociations furent fructueuses puisque le 10 juillet 1429, les troupes royales franchirent sous les vivas les portes ouvertes par les Troyens. Les bourgeois de Châlons en Champagne et ceux de Reims suivirent leur exemple. En remerciement des services rendus, par lettres de mars 1430, enregistrées le 26 juin 1431, Charles VII anoblit l'évêque avec ses frères et soeurs et toute leur postérité masculine et féminine. C'est ainsi que Noémie Joffron est anoblie et tous ses descendants, ce qui ne donna lieu à aucune suite, si ce n'est ce curieux honneur généalogique... L'illustration ci-contre, titrée "Comment ceux de Troyes se redduisirent au Roy" est une enluminure de l'ouvrage ">Vigiles de Charles VII" de Martial d'Auvergne (1484) ( page entière, lien). Dans
les quatre bourgeois présentant les clés de la ville au roi et à Jeanne figure
probablement Huet Lesguisé le Jeune.
Compléments sur ce site.
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Un des premiers papetiers
Guyot Le Bés, autre ascendant de Noémie est en 1405 un des premiers papetiers de France, dits "paupeleurs", 50 ans avant l'invention de l'imprimerie par Gutemberg. La famille Le Bé, dont le blason de trois compas couronnés marque l'alliance avec la famille Le Compasseur, eut, sur Troyes, une riche destinée de fabriquants et marchands de papier, distribué dans toute l'Europe. |
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Un héritage féminin traversant les siècles
Catherine de la Marche (mariée avec Jehan d'Ypres, marchand drapier à Troyes), décédée en 1361, et sa fille Jehanne d'Ypres (lien) (mariée avec Jehan de la Garmoise), décédée en 1377, toutes deux ascendantes de Noémie sont représentées sur une pierre tombale de la cathédrale de Troyes. Elles bénéficiaient du privilège héréditaire par les femmes d'être "hoir Musnier", du nom de leur ascendante Anne Musnier (hoir signifie héritier). Celleci, vers 1175, avait déjoué un complot visant à assassiner, à Provins, le comte de Champagne Henri de Libéral. Les époux de ses descendantes ont bénéficié de privilèges (exemption de taxes) durant cinq siècles. Voir la page voisine. |
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ici et
là avec le pont sur l'Ardusson) (aussi ci-dessus) :
ici une photo du début du XXIème siècle.
extrait de l"Histoire de La Fosse et de Corduan" d'Eugène Varlet,
ici intégralement disponible.
1 (la laiterie de l'Ardusson)
2 (place de la mairie)
Le curé de St Martin raconte aussi le passage des Prussiens : |
lien) les deux enfants Hégésippe / Egésippe (3 ans) et Noémie (8 mois), en 1841 (
lien) les trois enfants, en 1846 (
lien) deux enfants Noémie (11 ans) et Eugène (14 ans), en 1851 (
lien) un enfant Eugène (19 ans).
lien).
lien)
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3) présente une dizaine de signatures.
acte de mariage paroissial
acte), son père Martin François Joffron le 10 décembre 1879, à 77 ans (
acte).
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2), est né le 18 septembre 1834 à Vertilly, dans l'Yonne (
acte), à côté de l'Aube, et y a grandi. Il a pour frères et soeurs, tous plus âgés que lui et nés à Vertilly :
acte de baptème), marié à Eugénie Gastinel, sans enfant. La seconde est Adélaïde mariée avec Pierre Méneret, d'où deux enfants Amand et Eugène Méneret.
lien de cousinage...)
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3), est née à Saint Martin de Bossenay le 3 août 1835 (
acte) et y a grandi. Elle a deux frères, l'un plus âgé, l'autre plus jeune, tous deux nés à St Martin :
acte de naissance), décédé en 1891 à St Martin à 58 ans (
acte de décès,
acte d'inhumation), est resté célibataire. Selon les années (voir les recensements), il a souvent vécu sous le même toit que ses parents Martin et Thérèse, ou que sa soeur Noémie et son beau-frère Prosper. En 1856, il est noté "regrattier" "Celui qui fait le commerce de produits de seconde main, en petite quantité ou des restes de restaurant ou de grandes maisons". En 1872, 1876, 1886, il est noté "sans profession".
acte de naissance), décédé après 1901, maçon, marié avec Célina Bourgeois, sans lien familial avec Lucien Bourgeois. Ils sont sans enfant, Célina étant décédée à 26 ans en 1871 à St Martin. D'après les recensements, Eugène, célibataire, habite longtemps La Fosse comme maçon puis journalier.
Une photo exceptionnelle de 1889 découverte 130 ans plus tard ! Paul sénior, Prosper, Noémie et Alice. Cette photo, enfouie dans les vieilles affaires d'Alice, est restée oubliée très longtemps avant d'être retrouvée alors que l'on connaît l'existence de cette "famille recomposée" de grands-parents et petits-enfants. Contrairement aux photos d'époque prises en studio dans un décor théâtral, le photographe s'est déplacé pour capturer l'image chez l'habitant dans les habits de tous les jours. Et, cerise sur le gateau, le grand-père Prosper a voulu montrer son loisir préféré, le violon. + la photo avant retouches
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acte) et Prosper onze ans plus tard, le 27 octobre 1917, à 82 ans.

acte de naissance du fils de Martin Prosper dit Prosper Jacquemard et de Thérèse Noémie Joffron dite Noémie Joffron, l'enfant né le 27 octobre 1856 s'appelle Martin Prosper Jacquemard, exactement comme son père. Sur son
acte de baptème, en date du 2 novembre 1856, il est nommé Amédée Jacquemard, et on comprend pourquoi : son parrain est Amédée Egret, de St Martin, la marraine étant Léocadie Guinand, aussi de St Martin. Par la suite, son prénom usuel a toujours été Amédée, mais tous les actes républicains en mairie le prénommeront Martin Prosper alors que les actes paroissiaux lui attribueront le seul prénom Amédée.
acte de naissance), fille de Désiré Durut, garde-champêtre et Justine Dantigny. Le marié a 27 ans, la mariée 31 ans. L'acte est sur trois pages :
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2.
3.
acte), baptisée le 23 août 1885 (
acte), décédée 8 avril 1886 (
acte), inhumée le lendemain (
acte). Alice, née en 1887, aura aussi Martine pour second prénom.
acte), baptisé le 24 septembre 1886 (
acte) (le parrain est son cousin Clémentin Ployé, oncle de Léopold , la marraine est sa tante Prospérine Jacquemard), décédé le 27 septembre 1886 (
acte), inhumé le lendemain (
acte).
acte), décédée le 15 mai 1889 à La Fosse (
acte), inhumée le lendemain, notée "enfant ondoyé" sans indication du prénom et du sexe, car non baptisée (
acte).
acte), décédée le même jour à Rigny (
acte).
acte), Noémie Durut part seule s'installer chez son père, Désiré Durut à Rigny la Nonneuse et ce, jusqu'à la mort de celui-ci en 1907 à 85 ans (
acte). A St Martin. Amédée vit en célibataire, proche de sa fille, ou ailleurs...
avis dans "Le Petit Troyen" du 10 septembre 1924), à l'âge de 72 ans, sans que l'on sache quelles sont les circonstances qui l'ont amenée en cette commune d'où est originaire sa mère.
acte de naissance), y est baptisée le lendemain 21 novembre 1858 (
acte de baptème, son parrain est son oncle Eugène Joffron, sa marraine Elisa Egret) et y a fait sa première communion le 2 octobre 1870.
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3.
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2.
acte) à Soligny les Etangs, dans l'Aube, à 13 km de St Martin. Selon l'acte de naissance, son père Edouard Lemot, alors âgé de 20 ans, était meunier. Sa mère Sophie Adélaïde Dupont, 37 ans, avait eu un premier mari Louis Dauvet, meunier, décédé le 26 décembre 1846, et elle s'était remariée le 7 juin 1848 avec le garçon meunier, dont la signature "Lemot" sur l'acte est élégante. En 1851, la famille habite Courgenay (
recensement). Son père étant décédé très jeune, à 24 ans en 1853 (
acte), Arthur est fils unique par son père, mais par sa mère il a deux demis-soeurs, Caroline et Louise Dauvet, mariées à Jean Benoist et Louis Gramain. Outre Alice, les quatre frères Lemot avaient donc des cousins germains, Irma, Févronie (marraine d'Edouard), Ernest et Esther Benoist sur la commune voisine d'Avant lès Marcilly, Louis Gramain à Nogent sur Seine. Comme son père, Arthur devient meunier. C'est ce qui l'amène au moulin de La Fosse et à la rencontre avec Prospérine...
relevé).
relevé).
acte), baptisé le 26 septembre (
acte) (le parrain est son oncle Amédée Jacquemard) et y est décédé le 30 septembre 1886 (
acte), à l'âge de deux mois et demi.
Rectos et versos de photographies sans légende trouvées vers l'an 2000 dans le grenier de Rose, petite-fille d'Arthur. Il en existe d'autres d'origine similaire, et d'autres de Paris, Corbeil, Le Perreux, Lyon, Méry sur Seine (à 17 km de St Martin).
Deux photos d'Arthur Lemot ? Et une d'un autre Arthur... Il semble que ce soit le même homme qui soit présent sur ces photos, toutes deux prises chez Fiorillo photographe à Alexandrie de 1872 à 1890. Est-ce Arthur ? C'est une hypothèse plausible, car c'est la seule personne deux fois représentées dans les photos trouvées. Mais il manque des indices plus probants pour avoir une certitude raisonnable. En particulier, à moins d'avoir fait un court voyage préli-minaire avant même son mariage, Arthur serait parti au plus tôt en 1887, à 39 ans, c'est apparem-ment plus âgé que sur la photo... Et Arthur était apparemment petit, comme sur la personne debout sur la seconde photo. Il manque toutefois des indices plus probants pour avoir une certitude raisonnable. En particulier, Arthur est parti au plus tôt en 1887, à 39 ans, c'est apparemment plus âgé que sur la photo... Et il apparaît vraiment petit sur la seconde photo, alors que son compagnon assis semble trop grand... Une recherche sur la Toile a permis de trouver une photo datée de 1874 ayant le même pied que celle ci-dessus à gauche :
L'hypothèse d'un voyage préliminaire à 26 ans (en 1874) est-elle la bonne ? Rimbaud était à Alexandrie en 1880, ce n'est donc, là aussi, possible qu'en cas de voyage préliminaire avant mariage. On ne sait rien d'Arthur avant son recensement à La Fosse en 1881... A droite, une photo d'Arthur Rimbaud (1854-1891), en s'interrogeant sur une rencontre possible des deux Arthur... Rimbaud était à Alexandrie en 1880, ce n'est donc, là aussi, possible qu'en cas de voyage préliminaire avant mariage. Sinon, on se contentera de supposer qu'à Alexandrie, Lemot a connu quelqu'un qui a connu Rimbaud et lui en a parlé... |
Parmi les photos sans légende de Rose, une seule est en double, celle-ci, prise à Méry sur Seine ( ici avant retouches). Elle est donc importante et pourrait être celle du mariage d'Arthur Lemot et Prospérine Jacquemard. En ce qui concerne le marié, comparons cette photo aux deux autres supposées d'Arthur, prises à Alexandrie. Il y a une ressemblance, mais elle n'est pas évidente. On y trouve tout de même un signe distinctif commun : juste au dessus du milieu de la lèvre supérieure, il y a un coin de peau sans barbe :
Les deux photos ci-dessous à 23 et 69 ans (Prospérine au mariage de son fils Georges, photo de groupe déjà vue) ne présentant pas de dissemblance marquée et Marguerite ayant qualifié sa grand-mère de "petite", ce qu'elle est sur la photo de mariage, on croyait que c'étaient là deux photos de Prospérine.
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| Autre hypothèse : les mariés seraient Jules Jadot et Lucette Gillopé (cousine germaine de Berthe). Jean-Paul Lemot, fils de Paul junior, qui les a connus âgés (Jules est décédé en 1979, Lucette en 1985), a dit les reconnaître. Voici deux photos de chacun d'entre eux, à des âges différents. La ressemblance de la mariée avec Prospérine apparaît légèrement plus forte. Pour le marié, le choix entre Jules ou Arthur est indécis (si les deux autres photos sont bien des photos d'Arthur...). Le manque de barbe au milieu de la lèvre va légèrement dans le sens d'Arthur. La petite taille des mariés aurait désigné un peu plus Prospérine et Arthur (Lucette et Jules semblent de taille moyenne sur la photo du mariage de Paul en 1936). C'était indécis... |
| Arthur et Prospérine se sont mariés en 1882, Jules et Lucette en 1920. Il y a des spécialistes de photos anciennes qui doivent avoir des critères de reconnaissance fondés sur cet important écart de 38 années. La question a donc été posée au forum "Photo ancienne et portraits" de geneanet. Voici la réponse : "Le photographe Pierre Fèvre est né en 1880, mort en 1914...donc soit c'est un 3ème mariage, soit un successeur à gardé le nom et c'est le mariage de 1920... http://www.portraitsepia.fr/photographes/fevre/". Et c'est vers 1920 que les robes de mariées commencent à raccourcir... C'est donc une photo du mariage de Lucette Gillopé et Jules Jadot. |
acte) dans le Haut Rhin. Le témoignage de Marguerite, le recensement de 1911 et la lettre du 13 novembre 1915 (ci-avant) de Prospérine à Alice (montrée ci-avant) laissent à penser qu'après la mort d'Arthur, Prospérine et Jacques vivaient comme mari et femme, sans être mariés. Mais qu'en est-il avant 1906 ? Jacques n'est cité nulle part... Arthur était-il réellement absent à l'époque de la naissance d'Eugène en 1894 ? Il est présent le 30 août pour la déclaration de naissance à la mairie, il est absent au baptème le 23 septembre suivant. Il a pu s'absenter quelques mois avant la naissance, même si ce n'est qu'au recensement de 1896 qu'Arthur est mentionné comme travaillant en dehors de la commune. De plus, il n'a même pas besoin de s'absenter pour ne pas être le père. Et peut-être est-ce à cause de cela qu'il s'est ensuite absenté ?
extrait). C'est lui, nous en savons un peu plus que sa mention sur une lettre et dans deux recensements. On peut remonter davantage, puisque ses parents se sont mariés à Aspach (Haut-Rhin) le 19 février 1846 (lien).
acte), Prospérine est décèdée trente années plus tard, le 24 septembre 1939, à 80 ans, aussi à St Martin.

ici l'acte de naissance), à 2 km de Saint Martin de Bossenay. Ses parents Arthur Dalmer Lemot et Marie Prospérine Jacquemard s'étaient mariés onze mois plus tôt, le 20 février 1882 à Saint Martin de Bossenay. Paul a été baptisé à St Martin le 4 février 1883, son parrain étant son oncle Martin Prosper dit Amédée Jacquemard, sa marraine étant Esther Henriette Ployé (probable tante de Léopold) (
là l'acte de baptème). Son cousin issu de germain, du côté Jacquemard, Léopold Ployé a été baptisé deux mois plus tard à St Martin (mais il n'est né ni à St Martin ni à La Fosse). Paul et Léopold ont passé leur première communion le 28 avril 1895 à l'église de St Martin. Pour une raison que l'on ignore, Paul n'a pas été élevé par ses parents mais par ses grands-parents maternels, Prosper Jacquemard (décédé après 1921, à plus de 83 ans) et Noémie Joffron (décédée en 1908 à 71 ans), au moins de 1886 (il a 3 ans) à 1911 (il a 28 ans).
ici son acte d'inhumation, en présence de son neveu Eugène Joffron, frère de Noémie).
fiche matricule militaire, Paul est décrit comme ayant des cheveux et sourcils châtin clair, des yeux gris-verts, un front ordinaire, un nez moyen, un visage ovale, d'une taille de 1,64 m. Il aurait dû faire son service militaire en 1904 et 1905, ce fut ajourné pour "faiblesse" puis il fut exempté en 1906 pour "bronchite spécifique".
lien entre Paul sénior et Marie Désirée).
photo juste avant ou juste après.
scan brut de la photo.
fiche de décès, il est noté "tué à l'ennemi", il était chasseur de 2ème classe au 17ème bataillon de chasseurs alpins (chasseurs à pied sur sa fiche matricule). Pour ce bataillon, il était de
coutume de sonner chaque matin le refrain du jour avant l'appel de la compagnie : "Cré nom d'un chien, nous voilà bien partis. Cré nom d'un chien, nous voilà bien ! ".
1 et
2 +
enveloppe :
Ma chère Alice, J'ai reçu ta lettre hier, ça m'a fait bien plaisir d'avoir de tes nouvelles et en même temps, comme de juste, j'ai eu le bel oeillet blanc et le billet de cinq francs que tu avais mis dedans. Je t'en remercie bien, heureusement que l'on va toucher bientôt cinq sous par jour, ça ne sera pas beaucoup, mais enfin ce sera toujours mieux, car quinze mois de campagne à un sous par jour, ça n'était vraiment pas assez. L'on n'a pas toujours de l'argent à dépenser, surtout quand on gagne plus. Tu me pardonneras si je ne t'ai pas appris tout de suite la mort de notre pauvre Paul. J'étais aux tranchées quand je l'ai su, j'ai envoyé une lettre à Maman et à Georges et Eugène ensuite. Je pensais que maman te le ferait savoir. J'ai su depuis comme ça lui est arrivé, il a été tué sur le plateau de Vimy, ils étaient une dizaine dans un petit poste avancé, quand une de ces grosses marmites, un 210, est venu tomber en plein sur leur poste et les a broyés. Il est enterré tout près de là au pied d'un buisson d'épines, mais pour y aller en ce moment ce n'est pas facile. Dès qu'on pourra y aller assez facilement et si nous sommes encore dans le secteur, j'irai voir l'endroit. Tout cela est bien triste et il serait bientôt temps que cela finisse, si cela dure encore longtemps, nous y resterons tous. J'ai eu ce jourd'hui des nouvelles de Georges et d'Eugène, je pense qu'il ne leur est rien arrivé depuis. Quant à moi, ça va toujours bien, la compagnie devait remonter aux tranchées hier et en place nous restons encore 18 jours au repos, et je t'assure que ça ne nous ennuie pas du tout. Quant aux journaux, nous en avons maintenant tant que nous voulons, mais ça ne fait rien. Je te remercie quand même. Ma chère Alice, je ne t'en dis pas plus pour aujourd'hui, je souhaite que ma lettre te trouve en bonne santé. je termine en t'embrassant. Ton cousin. Edouard Lemot |
photo, lien)
4+1 et
2+3 :
Ma chère enfant Tu dois bien trouver le temps long, que je n'ai pas encore répondu à ton aimable lettre. Que veux-tu, j'étais tellement contrariée, et puis nous étions en train de faire les blés et tout cela me fait bien de l'ouvrage et me donne bien du mal. Mais enfin, quand on a la santé toute la peine n'est rien ; si tous les tourments de cette guerre finissaient seulement, mais on est toujours sur le qui-vive en attendant les nouvelles, toujours peur qu'elles n'arrivent pas. Ah Mon Dieu, quel cauchemar qu'une vie pareille. Quand donc que cela finira et que l'on soit un peu tranquille. Et puis surtout que les pauvres Enfants reviennent, mais c'est ce que personne ne sait. Tu me demandes des détails sur la mort de ton pauvre cousin Paul. J'ai reçu l'avis officiel le 3 novembre et c'est bien le 9 octobre qu'il a été tué devant Vimy, près de Souchez. Edouard a écrit au camarade de Paul pour lui demander des renseignements et savoir ce que ses papiers étaient devenus et dans quel cimetière il était enterré. Son camarade lui a répondu que, en fait de cimetière, c'était le bas de la côte de Vimy. C'était là qu'ils avaient enterré les morts car les allemands attaquaient et ils n'avaient que le temps de se sauver, eux-mêmes et les blessés. Personne ne s'était occupé de ses papiers, le pauvre Malheureux n'était même pas transportable, il était en morceaux. C'était un 210 qui était tombé sur le poste où il était, il en était bien sûr puisque c'est lui qui l'avait mis dans sa toile de tente et qu'il pensait avoir bien fait. Et, plus tard, s'ils avaient le bonheur de se revoir, qu'il lui donnerait d'autres détails. Voilà la lettre qu'Edouard m'a envoyée de son camarade. Ainsi tu vois, ma pauvre enfant qu'il n'y a pas grand doute à avoir de ce côté. Quant à ton grand-père, nous ne lui avons pas dit qu'il était tué le lendemain que nous avons reçu la lettre d'Edouard. Jacques a profité que j'étais à la messe pour lui dire qu'il était blessé. Alors, il s'est mis à pleurer et il lui a dit qu'il irait se jeter à l'eau. Alors Jacques lui a dit que Georges et Eugène avaient aussi été blessés et qu'ils étaient bien revenus. Toute la journée, il n'a fait que pleurer et le lendemain, il m'a demandé quand est-ce que l'on aurait de ses nouvelles. Je lui ai dit que cela dépendait où il se trouvait, que s'il avait été ramassé par les Français, on en aurait d'ici peu, mais que si il avait ramassé par les Allemands, on pourrait Être plusieurs mois sans en avoir, que cela dépendait où on l'aurait transporté. Et de cela, il le croit prisonnier. Quant aux nouvelles de tes autres cousins, je pense que ça va. J'en ai reçu d'Edouard mercredi, il me disait qu'il avait un peu de coliques, qu'il lui faudrait peut-être une ceinture de flanelle, qu'il n'avait rien touché à la compagnie. Ca fait que je lui ai envoyé son colis d'effets hier, gants, chemises, chaussettes et ceintures. J'en ai aussi reçues de Georges mardi, il est à l'ambulance pour une entorse au pied droit depuis le 1er novembre. Et d'Eugène, j'en ai reçues dimanche. Je pense en recevoir ces jours ci, lui c'est ses pieds qui recommencent à lui faire mal, il voudrait bien qu'il fasse sec au lieu de pleuvoir. Ton père est en ce moment à la Machine et il va toujours chez Guinand quand il n'a pas de journée. Jacques, ton grand-père ainsi que ta mère te souhaitent bien le bonjour. Ta tante qui t'embrasse. Vve Lemot. |
1
2). Le 24 décembre 1912, à St Martin, Berthe signe un "
acte de reconnaissance" de l'enfant. Le 10 décembre 1917, à St Martin, Edouard Lemot épouse sa voisine Berthe Renvoyé et reconnaît l'enfant qui devient Paul Maurice Lemot (acte en trois pages :
1
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3.
4+1
2+3
fiche matricule militaire, Léon Léonard Flogny est né le 22 août 1891 à St Martin et a donc trois ans de plus que Berthe. Ses parents sont Louis Flogny (décédé le 7 février 1905 à St Martin,
acte) et Léonie Eloïse Bigot, dont aucune trace n'est facilement disponible. Sans doute étaient-ils de passage à St Martin, où aucune famille Flogny ou Bigot ne semble être restée longtemps. L'analyse des tables décennales de Saint Martin de Bossenay montre qu'il aurait eu trois soeurs, Aristide Héloïse Camille Flogny (née vers 1884 à Fay lès Marcilly ?), mariée le 2 mars 1905 avec Louis Adolphe Fourré, Louise Yvonne Trimante née le 26 avril 1887, mariée le 10 juillet 1906 avec Paul Maximin Rigault (d'où une fille Geneviève Rigault, née en 1917 à Nogent sur Seine, mariée avec Yves Paul André Jausseran en 1936 à Cannes), et Hélène Poliscenne née le 22 septembre 1893, mariée en 1912 à St Martin avec Gustave Rozé (lien) dont le petit-fils Gérard Rozé fut maire de St Martin élu en 1995 et 2001 (son père, prénommé Léon comme son oncle, était donc biologiquement un cousin germain de Paul junior) .
fiche de décès indique qu'il est mort pour la France le 15 décembre 1919, à l'hôpital militaire temporaire de Zuydcoote (Haute-Marne), d'une "maladie contractée au service, cachexie consécutive à des lésions pulmomaires", c'est-à-dire la tuberculose, assez fréquente à cette époque, probablement contractée dans les conditions difficiles de vie dans les tranchées. Sans doute avait-t-il appris, deux ans plus tôt, le mariage de Berthe et l'adoption de son fils. A Saint Martin, où il a été enterré, il est inscrit sur les morts de la commune aux côtés de Paul Lemot senior et de 14 autres jeunes hommes (notamment sur le monument aux morts de la commune et sur cette liste).
verso de cette carte, l'expéditeur, Paul, Edouard ou Eugène, demande à la destinatrice, Alice :
photo de classe, N°22)
acte de naissance). Alors que son frère aîné Paul est élevé par ses grands-parents Jacquemard, Edouard, comme ses frères cadets Georges et Eugène, est élevé par ses parents, sachant que, alors qu'il avait une dizaine d'années, son père part travailler à l'étranger. Sur l'
acte de baptème d'Edouard, le 15 août 1885 à St Martin, les parrain et marraine sont inversés. La marraine est Adélaïde Driat tante de Léopold Ployé.
double de la photo de gauche.
fiche matricule (prenant en compte la période 14-18) :
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3). Edouard a alors 33 ans, Berthe 23 ans, née le 2 mars 1894 à Saint Martin de Bossenay, fille d'Abraham Onésime dit Onésime Renvoyé et Marie Ozéline dite Ozéline Herluison vivant à St Martin (
acte de naissance).
acte de baptème, le 20 avril 1884 à St Martin, indique que ses parrain et marraine sont Camille Bouhenry, le futur député-maire, et sa femme Exire Renvoyé. La page Wikipédia de Camille Bouhenry : "homme politique français né le 23 novembre 1873 à Saint-Martin-de-Bossenay (Aube) et décédé le 15 juillet 1942 à Saint-Martin-de-Bossenay. Agriculteur, il est investi dans diverses organisations agricoles et est vice-président de la Chambre d'agriculture. Maire de Saint-Martin-de-Bossenay en 1904, il est député de l'Aube de 1927 à 1932, inscrit au groupe des Républicains de gauche." +
article de l'Express du Midi du 13 juin 1927 sur l'élection dont il sortira vainqueur.
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lien,
acte de mariage paroissial).
arbre généalogique (Berthe est une petite-nièce de Siméon).
1932
1933 (spectacle
1936 avec Marguerite (8 ans) N°17.
acte), a 18 ans.
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Edouard et Berthe dans les années 30. |
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photo) et leur enfant Jean-Noël.
article de l'Est-Eclair du 4 mai 1986 présente une photo de son départ en retraite, son mari Gustave ("Tatave") à ses côtés, Eugène était alors encore vivant.
acte de naissance avec pour témoin son oncle Arthur Lemot, meunier). Son
acte de baptème, du 4 septembre 1887 à St Martin indique pour marraine Berthe Chapelle, cousine issue de germain d'Alice du côté Durut, avec pour arrière grands parents communs Abdon Dantigny et Marie Catherine Charpentrat. Deux ans plus tard, en 1889, Berthe Chapelle, née en 1872, s'est mariée à St Lupien avec Eugène Romain. Comme indiqué précédemment, dès l'âge de deux ans, Alice est élevée par ses grands-parents paternels Prosper Jacquemard et Noémie Joffron, avec son cousin Paul Lemot sénior, de 4 ans son aîné.
lettre de l'un d'entre eux, qui, en 1910, voyait son "image toute la nuit". Il s'appelait Abel Viltet. Une vingtaine d'années plus tard, Le Petit Troyen le cite à plusieurs reprises dans les faits divers de Buxières sur Arce, pour un attentat à la pudeur les 25, 26, 29 mars 1933 :
1
2
3 ; et le 4 août 1933 :
4. Abel Viltet est décédé en 1960, à 81 ans, à Brienne le Château (Aube).
1 (le 18 octobre 1908)
2 (le 8 novembre 1908) ; trois par Eugène : Eugène :
1 (1908)
2 (en 1912)
3 (pendant la guerre 1914-18) ; et deux lettres de trois et deux pages su 18 novembre 1910 et du 9 décembre 1910 par Berthe Renvoyé :
1
2
3
4.
acte de naissance). Elle a 33 ans, il a 40 ans, ils sont cousins à la 7ème génération par les Dauphin et les Hennequin (leurs
cousinages). Lucien fut cultivateur, épicier, assureur, Alice couturière et épicière.
acte), la même année que sa cousine Alice Jacquemard. Il est baptisé en l'église de Saint Martin le 1er novembre 1887 (
acte). Son père Arthur Lemot étant longtemps absent à l'étranger, il a surtout été élevé par sa mère Prospérine Jacquemard, avec son frère aîné Edouard et son frère cadet Eugène, le troisième frère, l'aîné Paul sénior étant élevé par les grands-parents maternels. Sa
fiche matricule militaire révèle qu'il a fait son service militaire du 6 octobre 1908 au 25 septembre 1910.
carte du 8 novembre 1908.
acte de naissance). Elle était bonnetière, fille de Frédéric Dorr, bonnetier, et Léonie Marquot. Marcel Dorr, frère de Léonie de six ans plus âgé, est mort en 1916 à la guerre. Il s'était marié, en 1914 à St Martin, avec Eugénie Gastinel qui s'est ensuite remariée, le 24 juillet 1920 à St Martin avec Léopold Ployé, le cousin de Georges. C'est probablement ainsi que Georges a connu Léonie. Au mariage, le marié a 40 ans, la mariée 33 ans. Ils n'auront pas d'enfant.
acte), baptisé le 23 septembre 1894 (
acte), son parrain étant Clémentin Ployé, représenté par son frère Léopold. Comme expliqué précédemment, il est très probable que son père biologique soit Jacques Halbedel, né dans le Haut Rhin, qui durant l'absence d'Arthur et après son décès, habitait avec sa mère et ses frères Edouard et Georges, alors que l'aîné de la famille de quatre garçons, Paul sénior, vivait chez les grands-parents Jacquemard. On ne sait pas si Eugène a appris l'identité de son père biologique.
1 (1908)
2 (pendant la guerre 1914-18)
fiche matricule militaire, il est incorporé dans l'armée le 3 septembre 1914. A cinq reprise Edouard a été blessé. Il avait la moitié du visage paralysé, avec un oeil en moins. Il a vécu avec un éclat d'obus dans le corps. Extraits de sa fiche : "En plein combat et dans une situation difficile, il a contribué à arrêter net et à disperser une violente contre-attaque et à enrayer le mouvement que l'ennemi masquait derrière un rideau d'hommes levant les bras. Le 4 décembre 1916, après avoir traversé le canal de la Sambre fortement défendu par l'ennemi, s'est porté brillamment à l'attaque, a contribué à la désorganisation des résistances ennemies, à la capture de nombreux prisonniers, d'un important matériel, dont plusieurs pièces d'artillerie. Le 17 juillet 1917, sous un violent bombardement, a gardé tout son sang-froid et a très efficacement contribué par la précision de son tir à arrêter une tentative d'attaque ennemie".
Eugène le 24 juillet 1976 au mariage de son petit-neveu Régis. |
L'Est-Eclair du 11 novembre 1988, Eugène, 93 ans, est entouré de son neveu Paul junior à gauche, Gustave et sa nièce Rose à droite.
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Un an et demi après la rédaction de cette page, la préparation d'un livre a permis d'étendre les investigation. Sur un format 21 x 21 cm, en 114 pages, il va bien au-delà de ce qui est présenté sur cette page (qui garde son intérêt pour présenter des documents originaux complets). Voici sa version pdf intégrale (20 Mo) dans la version finalisée en septembre 2021. Pour obtenir une version papier (prix environ 16 euros), voir la dernière page du pdf et me contacter. La version pdf restera accessible ici. A. B. |
Alain Beyrand, alain@pressibus.org
Dossier réalisé en novembre 2019
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