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    Ma déposition à l'enquête publique :
    Dans le cadre de notre démocratie du "Cause toujours"...

    Il était une fois un commissaire-enquêteur qui en avait marre de se faire rouler dans la farine par les élus tourangeaux. Ceux-ci ne prenaient pas en compte ses recommandations, détruisant ainsi tout son travail à l'écoute de la population. Il avait ainsi été échaudé lors d'une enquête sur le PLU de Tours.
    Nommé à nouveau enquêteur en 2013 lors de l'enquête sur le PDU (Plan de Déplacement Urbain, ancêtre du PDM) de l'agglomération tourangelle, il se jura de ne plus se faire berner une nouvelle fois. Il fut particulièrement attentif au souhaits de la population. Quand il rédigea ses conclusions, plutôt que d'émettre des recommandations, à caractère facultatif, et aucune réserve, à caractère obligatoire, il n'émit que des réserves. Et il tapa du poing : si ces réserves ne sont pas acceptées par les élus, ma conclusion sera négative, le PDU sera rejeté.
    Que se passa-t-il ? Les élus à l'unanimité votèrent les réserves.
    Parmi celles-ci, il y avait deux passerelles piétonnes et cyclistes, l'une déjà souhaitée dans le PDU précédent, l'autre déjà souhaitée dans le PLU de Tours en 2011. Elles furent oubliées, les associations environnementales s'en inquiétèrent, les élus, fuyant, répondaient très vaguement. Ils savaient que le tribunal administratif d'Orléans les soutenaient. Deux associations montrèrent un projet peu onéreux (s'appuyant sur deux ponts existants) pour une des deux passerelles. Ce projet ne fut jamais étudié.

    C'est ainsi que fonctionnent les enquêtes publiques concernant la ville de Tours. Elles sont obligatoires, mais elles sont vidées de leur contenu. Les commissaires enquêteurs sont nommés pour valider le projet, en n'usant de leur pouvoir que sur des sujets annexes. Aucune enquête n'a provoqué un rejet au XXIème siècle, peut-être même au XXème. Même quand les associations et la population rejettent massivement le projet. Il en fut ainsi pour les cubes Hilton du Haut de la rue Nationale. Une honte complète, à la mesure d'un résultat désastreux. Et quand, exceptionnellement, arrive un commissaire-enquêteur consciencieux, plus proche de la population que des élus, quand il tape du poing, on lui dit oui hypocritement, puis, en douce, le oui devient non.

    Alors que se termine l'enquête publique sur ce PDM, les deux passerelles, Fondettes et Valadon, sont à nouveau écartées. Le maire de Saint Cyr, dinosaure de la politique, a tout fait pour déplacer celle de Fondettes sur sa commune, sans succès. Une passerelle, non prévue, a été créée sur le Cher, au pont d'Arcole, pour ajouter une quatrième voie aux voitures ! Le projet de passerelle à Fondettes, présenté par la SEPANT et l'AQUAVIT, est peut-être encore au fond d'un placard d'un bureau de la métropole tourangelle. Les deux quartiers très proches des Rives du Cher et de Febvotte à Tours sont toujours séparés par des voies ferrées. Pour les traverser, il faut prendre la voiture, voire un vélo ou une trotinette sur un parcours dangereux.

    Je demande donc à ce que les réserves du PDU de 2013 soient réactivées, comme les élus l'avaient promis, pour créer les passerelles de Fondettes et Valadon. Je demande à ce que cet autre serpent de mer qu'est une liaison ferroviaire à fort cadencement entre les deux gares de Tours et de Saint Pierre des Corps soit enfin réalisée. Je souhaite que, malgrè les dépenses folles engagées dans une 2ème ligne de tramway mal pensée et destructrice, il reste assez d'argent pour que le TER se développe sur l'étoile ferroviaire, avec de nouvelles gares et de nouveaux parkings-relais.

    Et je soutiens la déposition de l'AQUAVIT.

    Alain Beyrand, le 28 octobre 2026

    Liens Aquavit : passerelle de Fondettes, passerelle Valandon.

    Alain Beyrand
    Tours, octobre 2026
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