Fournisseur Free, hébergeur LWS, 2023-2026
    Arnaques aux quotas : des méthodes de voyous


    Pendant des années, vous faites confiance à un fournisseur et à un hébergeur. Tout se passe bien. Puis, soudainement et sans prévenir, tout dysfonctionne. Comme un coup de couteau dans le dos. Rien n'est clairement expliqué, il faut deviner par soi-même en interprétant les réponses du support technique et en consultant quelques pages. C'est ainsi que de 2023 à 2026, j'ai été victime de trois arnaques aux quotas, une par Free et deux par LWS. Le prix reste le même, mais le service est brusquement réduit. Le but est d'obliger le client à souscrire à une formule plus onéreuse. Ce sont les clients ayant les plus gros sites qui sont visés.
    C'est malheureusement classique sur Internet : au début c'est gratuit, ou peu cher, puis, une fois que vous êtes habitué, sans avertissement préalable, on vous oblige à payer davantage.

    Par trois fois, un principe simple a été appliqué : la mise en place de quotas. Vous n'avez jamais été averti de l'existence de tels quotas, que vous dépassez largement depuis toujours. "Mais, voyez, c'est écrit là et là. Vous auriez dû le savoir, vous dépassez vos droits. Nous les faisons simplement respecter. Il vous suffit de passer à une formule plus onéreuse et tout s'arrangera". Une méthode de voyou en col blanc !

    Depuis l'an 2000, j'ai un site personnel important, sans publicité, que je mets régulièrement à jour. Il est entièrement à ma charge. Je paie 38 euros par mois à Free pour, principalement, l'accès à Internet, le téléphone fixe, la télévision et un site personnel et je paie 164 euros tous les trois ans à LWS pour l'hébergement de mon site (formule LWS perso, inclus le domaine pressibus.org). Cela représente 38x12 + 164/3 = 456 + 55 = 511 euros par an. Ce prix est resté à peu près stable depuis 2000, alors que les outils techniques sont beaucoup plus puissants, ce qui aurait pu entraîner une baisse de prix.

    Je dispose ainsi de deux sites, celui de free, pressibus.free.fr sans limitation (je le croyais) et celui de LWS, pressibus.org dont la limitation de stockage à 100 Go et à 5 adresses mail étaient les caractéristiques principales. Le site de LWS ayant des accès légèrement plus rapides et plaçant ses pages directement sous pressibus.org, j'y avais installé tout mon site, jusqu'en décembre 2023, quand la première arnaque est survenue. Tout avait bien fonctionné durant une dizaine d'années (je suis arrivé chez cet hébergeur en 2015).

    LWS : l'arnaque au quota de bande passante.
    En décembre 2023, brusquement, les temps d'accès à mon site sont devenus très longs, avec des blocages insupportables. J'ai alors appris qu'il y avait un quota de bande passante de 25 Go par mois, que je dépassais largement, en raison de l'important succès de mon site.
    Par moi-même, il m'a fallu trouver une solution. J'ai transféré la partie de mon site LWS la plus visitée vers mon site Free, qui n'a pas de quota de bande passante. Cette solution a bien fonctionné jusqu'en mars 2026. Durant deux ans et deux mois. Et puis, brusquement, crac, coup de couteau dans le dos, tout s'est à nouveau bloqué, cette fois-ci de la part de Free.

    Free : l'arnaque au quota de place disque.
    En mars 2026, sans avertir personne, pas même son support technique, Free applique un quota de 10 Go. Au-delà, il devient impossible de modifier son site. Un photographe qui exposait ses photos sur 80 Go s'est trouvé coincé, tout comme moi avec mes 18 Go. Mon cas était aggravé par le fait que j'étais limité à 1 Go ! Le service technique de Free m'a dit que c'était parce que j'utilisais un compte de messagerie Roundcube au lieu d'un compte Zimbra et qu'il était impossible de migrer de Roundcube vers Zimbra. Il a fallu que je trouve par moi-même que cette migration était possible (dans les paramètres de mon compte), avec un délai de 48 heures. Le service technique ignorait qu'un blocage par dépassement de quota venait d'être actionné et refusait toute assistance, prétextant que c'était un service gratuit. Il refusait même de remonter l'incident à sa hiérarchie ! Ce support technique est très mal organisé avec des intervenants paumés incapables de trouver de l'aide à un niveau supérieur. Il a toutefois l'avantage de répondre rapidement aux questions posées, même le week-end. Comment peut-on offrir un service sans en assurer le support ? Comment peut-on se satisfaire d'une réponse du type "Débrouillez-vous, nous ne sommes pas en cause ?"
    Pour la deuxième fois, j'ai dû trouver une solution par moi-même. J'ai déménagé une partie de mon site pressibus.free.fr, importante en place disque mais pas trop fréquentée (attention à la bande passante !) vers pressibus.org de LWS. Cela a résolu le problème du côté Free, mais, crac, encore un coup de couteau dans le dos, de nouveau de la part de LWS.

    LWS : l'arnaque au quota de taux OL.
    Entre décembre 2023 et mars 2026, LWS a appliqué un nouveau quota. Je ne sais pas comment cela a été inventé, mais j'ai l'impression que LWS est presque le seul hébergeur à utiliser ce quota intitulé "OL-Rate" (taux de l'Olympique Lyonnais, "ERROR 509 - QUOTA LIMIT EXCEEDED (OL-BLACKLIST-IP)", explication sur cette page). Et, là, quand on dépasse ce taux, c'est la catastrophe. Au point même d'être blaklisté et de ne plus pouvoir accéder à mon site pressibus.org et à lws.fr ("ERROR 512 - UNAUTHORIZED REQUEST (OL-BLACKLIST-IP)"). Ainsi LWS est un hébergeur qui peut mettre ses clients en liste noire !!. Comment peut-on mépriser ses clients à ce point, en leur infligeant une telle sanction de façon intempestive ?
    A la différence de Free, le support technique est mieux organisé, avec plusieurs niveaux d'intervenants et une bonne connaissance des problèmes. Avec aussi une "langue de bois" pour ne pas dire franchement que cela vient d'un nouveau quota récemment imposé.
    Le problème s'est avéré énorme : quand on est blacklisté, le support technique est complètement inaccessible. "LWS: un support client rapide et efficace" nous dit la pub (page), mais quand on est blacklisté, on ne peut pas le joindre, il devient alors inefficace et pas rapide du tout.
    Ce vendredi 6 mars 2026 (veille d'un week-end, cela aurait aurait pu durer quelques jours de plus, car le support n'est joignable que du lundi au vendredi de 9h à 19h), de 9h 30 à 18h 30, tout accès à lws.fr m'a été interdit et il n'y a pas d'autre moyen de joindre le support technique. En cherchant, j'ai trouvé un numéro de téléphone du support commercial. Je l'ai appelé à quatre reprises. Les personnes qui m'ont répondu ont été attentives et prévenantes, mais sans aucun pouvoir. Seul le service technique pouvait ôter mon adresse IP de la liste noire. A quatre reprises, un commercial aimable a appelé le hautain service technique, dans l'espoir d'obtenir une solution au bout d'une demi-heure à deux heures. Du haut de sa tour d'ivoire, le support technique n'a pas daigné lever le petit doigt. Il m'a fallu attendre 9 heures pour obtenir un déblocage !
    Ce nouveau quota pénalise les pages contenant plein de liens et de petites images. C'est le cas des deux pages (Martin et Victorina) que j'ai déplacées de Free vers LWS. Alors qu'elles s'affichaient correctement (avec certes une relative lenteur au début) trois ans plus tôt chez LWS et une semaine plus tôt chez Free, leur affichage est devenu très partiel, avec des images manquantes et avec, comme épée de Damoclès, un rique de blacklistage sans possibilité de joindre le support technique pour un déblocage rapide. Le support technique vit dans sa tour d'ivoire, ne répond même pas à ses commerciaux et est incapable de communiquer par mail ou téléphone quand il est injoignable par le biais de son site. Et tant pis pour le client, comme si c'était de sa faute !
    Le support technique préconise deux solutions principales : souscrire une formule plus onéreuse ou découper sa page en morceaux, voire utiliser un VPN (!). Comme si c'était facile : "Yaka...". Je me vois donc obligé de découper mes pages, ce qui ne sera pas du tout simple, car j'ai de nombreux liens internes. Et cela occasionnera un important désagrément pour les lecteurs internautes qui seront obligés de jongler de page en page. Cela va démolir le beau travail que j'avais fait, c'est du gâchis !



    Avertissement : je relate ce qui m'est arrivé, tel que je l'ai ressenti et compris, en fonction des informations que j'ai trouvées, pouvant être imparfaitement comprises. Si l'on me signale des informations factuelles qui seraient inexactes, je les corrigerai (comme pour le reste de mon site, d'ailleurs).

    Alain Beyrand, le 7 mars 2026

      Je n'ai pas raconté tous les problèmes rencontrés. Il y a notamment des accès impossibles qui apparaissent et disparaissent de façon aléatoire, sans que l'on comprenne ce qui se passe... Cela s'ajoute au reste...