Epilogue

Vous êtes sur un site que j'ai écrit il y a longtemps et qui est devenu obsolète.
Je le laisse toutefois en ligne parce que je le considère comme un témoignage.
Vous le trouvez en cliquant ici.

Vous serez sans doute intéressé à connaître l'épilogue de ce que j'ai considéré alors comme une aventure.
Hé bien, dix ans après, 1998-2008, le voici...

Je suis toujours sous Linux et je ne puis que me féliciter de ce choix.
D'un côté, à ce que je sais, la philosophie qui accompagne Windows a continué à se dégrader.
Le système échappe de plus en plus à l'utilisateur, qui est considéré comme immature,
devant se laisser imposer des choix considérés comme bons pour lui.

De l'aute côté, Linux a sû garder ses fondamentaux, à savoir une puissance mise à la disposition et au contrôle de l'utilisateur.
J'ai à ma disposition une capacité de travail que je ne pourrais pas avoir sous Windows, même si je disposais d'un budget conséquent.
J'ai vraiment l'impression d'être le maître de mon monde informatique.
Et puis il est malsain - pas vraiment, un peu tout de même - de "cracker" des logiciels propriétaires,
alors que des logiciels libres, souvent aussi puissants, sont disponibles...

Certes, je suis plutôt un utilisateur averti, ce que l'on appelle communément un bidouilleur, un petit bidouilleur.
Je n'ai rien fait de compliqué, je n'ai jamais compilé un noyau, j'utilise rarement la ligne de commande.
J'ai surtout eu la volonté de quitter un monde asservi pour aller vers un monde libre.
Autour de moi, j'ai initié trois personnes sans compétences particulières, sans intérêt pour la bidouille.
Je les suis de loin. L'une est autonome, les autres ne le sont pas. Ca serait pareil sous Windows.
D'un point de vue global, hors bidouillage, Linux est d'une approche similaire à Windows. Ni plus compliqué, ni moins.

Je considère que tous les bidouilleurs informatiques devraient - au moins à titre personnel - avoir cette volonté de changer.
D'abord doucement, avec Firefox, Thunderbird, OpenOffice sous Windows, puis en franchissant le pas progressivement.
D'abord un CD live, puis une double boot Windows - Linux, puis une cohabitation Windows dans Linux...
Et ensuite avoir un effet incitateur avec son entourage.

Linux a certes ses défauts qu'il va garder.
Le premier est la multiplicité des distributions, Mandriva, Kubuntu, Suse et bien d'autres.
Chaque installation peut présenter des différences notables. Chacune amène des habitudes différentes.
C'est vraiment un gros défaut quand on pense à l'unicité des distributions sous Windows et Mac.
Il faut faire avec... Moi je suis resté sur Mandriva parce que j'en suis globalement satisfait.
En variante, il y a aussi la mutiplicité des interfaces graphiques, surtout Gnome et KDE.
Je suis toujours fidèle à KDE, que je considère comme plus cohérent, plus paramétrable et plus puissant que Gnome ;
et aussi plus proche de Windows dont l'ergonomie générale est à mon sens satisfaisante. Je n'ai pas éprouvé le besoin de men éloigner.

Un autre défaut de Linux est la rapide obsolescence des programmes.
Un logiciel développé sous un vieux KDE ou Gnome ne fonctionne plus sous les nouveaux KDE et Gnome.
Il peut aussi ne plus fonctionner à cause d'une évolution du noyau Linux.
Dans ces cas là de programmes qui n'évoluent pas, à moins de savoir faire des choses vraiment compliquées, on est coincé.

Enfin, un autre défaut important est la prise en compte des matériels périphériques.
La faute en incombe d'abord aux constructeurs et je regrette qu'il n'y ait pas de consignes de boycott assez claires
contre ceux qui refusent une aide constructive. Heureusement, petit à petit, les choses s'améliorent.
Je prends la précaution de me renseigner avant d'acheter un matériel,
de faire notamment attention à ce qu'il soit plus ancien que ma distribution installée.
Et aujourd'hui tout marche...

Ce sont là, à mon sens, les gros défauts de Linux, il faut apprendre à vivre avec...
Et considérer qu'ils sont contrebalancés par de gros avantages.

Et Windows, dans tout ça, est-ce que je m'en sers toujours ?
Oui, j'y avais effectué des développements importants (en Visual basic). Depuis j'en ai effectué d'autres sous Linux (en python),
mais Je n'ai pas eu le courage de réécrire ce qui était ancien. Ni le besoin, car Windows travaille très bien dans une fenêtre Linux.
J'ai abandonné Win4Lin qui était devenu trop limité, surtout en capacité mémoire, pour passer sous Vmware qui fonctionne très bien.
Je suis resté stoppé à Windows 2000 et je ne compte pas aller au delà, c'est une sorte de vestige qui garde son utilité.
Il existe, à mon sens, deux autres solutions, Virtualbox et Wine. Si vous avez besoin d'utiliser les deux systèmes d'exploitation,
étudiez ces trois solutions, essayez-les et choisissez selon vos besoins.

Voilà, j'ai réussi à me désengager d'un système informatique contraignant où je me sentais mal à l'aise,
où j'étais trop souvent ronchon de ne pas pouvoir agir comme je voulais.
Maintenant, je me sens bien avec un sytème logiciel informatique d'une puissance à la mesure
de l'impressionnante puissance matérielle à notre disposition.

Alain Beyrand, le 21 juin 2008