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    Le 9 novembre 2004, Conseil de la Vie Locale de Tours Est
    Place de la gare, quand la municipalité autorise ce qu'elle interdit

      Place de la gare, il y a trois ans, un agent de police se tient, les bras croisés, à côté des voitures en stationnement et un cycliste s'arrête. Il lui montre un panneau avec une croix barrée, là ou se trouvent une dizaine de voitures, sans compter celles en double file.
      - Je croyais que ce panneau voulait dire "Arrêt interdit"...
      - Non mais, de quoi je m'occupe ? Vous allez m'apprendre ce que je dois faire ?
      -Ah, c'est donc normal.... Alors je vais slalomer....

      C'est continuellement qu'il y a des voitures en stationnement, aussi bien du côté place, là où l'arrêt est interdit, que du côté gare, là où il n'est autorisé qu'avec le conducteur au volant ("Desserte voyageurs, restez au volant").
      Je viens de faire un test, aujourd'hui vendredi 29 avril à 11 heures environ, photos à l'appui. Du côté place, il y avait 8 voitures en stationnement (sans conducteur) et 2 en arrêt (avec conducteur au volant). Du côté gare, il y avait 10 voitures sans conducteur et 2 avec.



      Il me semble que c'est une heure creuse, la situation est bien pire lors de l'arrivée des trains, où une des deux voies de circulation est utilisée pour l'arrêt. Les vélos doivent alors véritablement "slalomer".

      C'est bien la municipalité qui a décrété ces interdictions ? Alors pourquoi les laissent-elles bafouer continuellement ? Pourquoi donne-t-elle sans doute l'ordre à ses agents de police de laisser faire ?

      Ce n'est pas que j'approuve ces interdictions. Peut-être sont-elles excessives ? Mais alors qu'on les supprime, qu'on cesse d'autoriser ce que l'on interdit, c'est la moindre des cohérences.

      J'ajoute qu'en dehors de ce principe citoyen essentiel, l'état de fait actuel a deux inconvénients majeurs :
      - la circulation bouchonne trop fréquemment aux abords de la gare, les habitants du quartier Velpeau en souffrent particulièrement
      - la situation est dangereuses pour les cyclistes, autant par les ouvertures intempestives de portes que par les voitures en double file. Si l'interdiction d'arrêt était levée, il serait logique de mettre une voie cyclable dans le couloir de bus voisin.

      Et si un jour un cycliste est renversé, la mairie n'aurait-t-elle pas une part de responsabilité ?

    Je ne vais pas m'attarder sur la réponse que m'a faite le premier adjoint, sans que le responsable de la police, la conseillère générale et l'ancienne conseillère générale n'aient à redire. Mon propos était mal venu, il n'est pas question d'enlever ces panneaux que la municipalité ne veut pas faire respecter. Drôle de façon d'assumer ses responsabilités...

    Si la mairie n'est pas d'accord sur ce bref compte rendu, je la laisse s'exprimer.

    Il est à noter que quelques jours après que j'ai posé ma question, et avant qu'elle ne soit traitée, le journal local consacrait une demi-page à la circulation très difficile autour de la gare, un problème vraiment chronique...

    En post-scriptum daté du 4 octobre 2005, je signale que rien n'a changé à propos des problèmes ici présentés. Le "laisser-aller" de la municipalité continue...

    En post-scriptum daté du 4 juillet 2008, je signale que, depuis 2007, la chaussée face à la gare a été refaite en déplaçant une voie et en mettant en place un parking d'arrêt express sur la rue latérale. Edouard Vaillant Cela résout en grande partie les arrêts interdits. Par contre, la circulation à bicyclette n'est guère meilleure, même si le danger d'ouverture intempestive d'une porte d'automobile est moindre.

    En post-scriptum daté du 30 avril 2010, je signale que la chaussée face à la gare a été modifiée pour remplacer la voie d'arrêt par deux pistes cyclables, en 2009, avec finalisation en 2010 (pour empêcher les arrêts d'automobiles sur la piste cyclable). Ainsi, 5 ans après la rédaction de cette page, une solution est enfin apportée... même si la police municipale doit maintenant intervenir sur la voie des bus pour empêcher les arrêts intempestifs...

    Alain Beyrand
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